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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Akon Akon a écrit le 5 mai 2018 à 10h15
N’est-ce pas un sujet
à débat ? Le dynamisme bamiléké a quelque chose de pervers, quelque chose
d’excessif, qui aliène, il faut aussi le reconnaître. De la mesure, n’est-ce pas ? il
en faut en toute chose.
2-3-4- Naissance du sens des affaires
Autrefois, les Bamiléké travaillaient essentiellement la terre. Ils travaillaient
tant et si bien qu’un excédent sur la faim de la famille était inévitable. Pour
varier leur alimentation, ils échangeaient leurs produits sur les places du village,
puis avec les voisins de plus en plus éloignés. C’est ainsi qu’ils naquirent
progressivement au sens des affaires sans pour autant oublier ce qu’ils sont
avant tout : des terriens. Pendant longtemps, le commerce est pratiqué chez eux
sous forme de troc jusqu’à l’avènement du cauris, mbheum, leur première
monnaie. Au fil du temps, leur sens des affaires s’est affermi. On le dit unique dans toute l’Afrique subsaharienne. Même pas les Ibo du Nigeria voisin
auxquels on les compare quelquefois ne peuvent se mesurer à eux. On les dit
d’ailleurs parents. Mais les Ibo n’ont pas l’intuition des opportunités qui
caractérise les Bamiléké. Ils sont très travailleurs eux aussi, très endurants mais
très routiniers. Les Ibo ouvrent des comptoirs où ils débarquent. Les bénéfices
qu’ils réalisent sont transférés dans leur pays, jamais investis sur place. Et
quand ils sont dans un créneau, ils y restent. Les Bamiléké, à l’inverse, sont des
acteurs de développement, peuple de travailleurs et de chercheurs opiniâtres,
toujours à l’affût des opportunités nouvelles, ils s’établissent, souvent
définitivement, là où ils trouvent leur compte. Ils investissent partout. Ils font la
prospérité du Cameroun et auraient pu en faire la fierté.
De nos jours, le commerce a pris dans la communauté une propension telle
que les Bamiléké sont partout connus comme d’habiles commerçants. Dans les
villes comme dans les villages, ils créent des comptoirs ou sillonnent les rues et
les pistes des marchés périodiques des campagnes pour proposer leurs produits,
le plus souvent à la criée, sans se lasser. Sur les bras, dans les pousse-pousse, à
bicyclette, à moto ou en camion, ils parcourent des distances à la recherche,
même de la plus petite clientèle. Il n’y a que l’âne que ces gens-là n’ont pas
encore utilisé jusqu’ici pour convoyer leur marchandise. Pourquoi ? C’est
curie
Merci de patienter...
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