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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Akon Akon a écrit le 5 mai 2018 à 10h08
les Bamiléké sont avant tout des agriculteurs
acharnés comme nous venons de le montrer. Ils cultivent tout, depuis les
cultures dites de rente jusqu’aux cultures vivrières et maraichères. Aucun
espace cultivable n’est négligé, même pas les abords des voies, qu’elles soient en terre ou bitumées ! En ville comme en rase campagne, vous trouverez
difficilement un espace libre autour de leur maison ou dans leur quartier qui ne
soit un potager. Les Bamiléké intègrent difficilement la culture des fleurs et des
plantes ornementales dans leur environnement ! Ils leur préfèrent les bananiers,
le maïs et les autres plantes potagères jugées utiles et plus rentables. Ils sont si
pragmatiques et portés sur l’utile qu’ils ne s’apercevront pas des mutations en
cours qui font de plus en plus des fleurs une culture plus rentable que les
espèces comestibles.
Dès trois heures de la nuit, dans toutes les villes de la région de l’Ouest, les
camions assurent le transport vers les zones agricoles. A Bafoussam, à
Bangangté, ils transportent les cultivateurs, hommes et femmes confondus,
qu’ils déversent à 20, 30 km, dans les riches plaines du Noun. C’est cela, le
Bamiléké : le travail ! Encore le travail ! Du matin au soir et tous les jours de la
semaine !
A la limite, on peut dire que les Bamiléké ne vivent pas, ils travaillent. C’est
une espèce qui travaille à toute heure, ne s’arrête que là où l’épuisement
extrême place ses bornes. Les jours interdits, ménagés dans leur semaine pour le
repos, ne proscrivent que le travail à la houe ! Alors, ils rusent, se replient sur
les machettes, et le travail continue ! En période de pointe, c’est souvent tard le
soir, au-delà de 19 heures, que les femmes bamiléké rentrent des champs,
chargées de lourds fardeaux de provisions ou de bois de chauffage. Et, avant le
jour, elles seront de nouveau reparties ! Si cette manière de travailler ne dénote
pas un caractère dynamique, qu’on nous dise comment il faut le qualifier.
Les Bamiléké consacrent très peu de temps au loisir. Ils s’en donnent très
rarement d’ailleurs. A part les funérailles qui sont un temps d’arrêt obligatoire
d’activités - solidarité oblige - pour faire place aux danses et aux mouvements
de foules ; à part les veillées au coin du feu qu’on agrémente de contes, à l’état
naturel, on ne leur connaît aucun autre moment de détente. N’est-ce pas un suje
Merci de patienter...
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