DIKOUM FAIT LA SURFACTURATION A CAUSE DU COMPLOT BAMI
Les textes règlementaires en matière de passation des marchés publics sont pourtant très clairs. Des seuils de compétences ont été fixés en fonction de la nature et des types de prestation. Le ministre des Marchés Publics, en personne, agissant en qualité d’Autorité contractante, est seul compétent pour signer des marchés de fournitures supérieures à 100 millions de Fcfa, ainsi que l’ensemble des procédures et notifications y relatives. Il est donc surprenant que Ernest Dikoum, signe avec Ethiopian Airlines, un contrat d’un montant de 1,659 milliards de Fcfa. «Pourtant, le contrat en cours, d’un montant de 736 millions de FCFA avait en revanche été signé par Abba Sadou, ministre des Marchés Publics. Ce contrat est toujours d’actualité puisque sa résiliation est de la compétence du Minmap. Ernest Dikoum se trouve aujourd’hui avec deux contrats qui se chevauchent. D’abord, celui d’AJW-Aviation qui court jusqu’en 2018 et celui d’Ethiopian de 2017 à 2019», se moque-t-on dans l’entourage du directeur général de Camair-Co.
Surcoût de 2 milliards de Fcfa
Au-delà de cette violation du seuil de compétence, d’autres dispositions de ce contrat, notamment les coûts, donnent le tournis. Le contrat d’AJW coûte 736 millions de Fcfa par an et couvre les trois avions Boeing, tandis que celui d’Ethiopian concerne uniquement les deux B737 et coûte 1,7 milliard de Fcfa par an. Il apparaît donc un surcoût d’environ 1 milliard de Fcfa, ceci, sans prendre en compte le Boeing 767-300 le Dja. Ainsi, en projetant l’intégration, au prorata du gros porteur dans le contrat Ethiopian, et en ajoutant les coûts cachés que qui ont été décelés, la surfacturation pourra atteindre 2 milliards de Fcfa.
On ne peut s’empêcher de se demander aujourd’hui les raisons qui ont poussé Ernest Dikoum à ne pas prendre en compte le seul long courrier de la compagnie, le B767 (le Dja), dans le contrat avec Ethiopian Airlines. Est-ce une incapacité d’Ethiopian à supporter les avions de type B.767, ou alors une stratégie pour sortir cet avion de la flotte afin de mieux préparer la cession des droits du trafic Camair-Co sur la ligne de Paris à la compagnie aérienne française Corsair, puisque Camair-Co ne disposera plus de long courrier dans sa flotte ?
Plusieurs autres clauses du Contrat Ethiopian interpellent, d’abord les conditions de livraison «E
Les textes règlementaires en matière de passation des marchés publics sont pourtant très clairs. Des seuils de compétences ont été fixés en fonction de la nature et des types de prestation. Le ministre des Marchés Publics, en personne, agissant en qualité d’Autorité contractante, est seul compétent pour signer des marchés de fournitures supérieures à 100 millions de Fcfa, ainsi que l’ensemble des procédures et notifications y relatives. Il est donc surprenant que Ernest Dikoum, signe avec Ethiopian Airlines, un contrat d’un montant de 1,659 milliards de Fcfa. «Pourtant, le contrat en cours, d’un montant de 736 millions de FCFA avait en revanche été signé par Abba Sadou, ministre des Marchés Publics. Ce contrat est toujours d’actualité puisque sa résiliation est de la compétence du Minmap. Ernest Dikoum se trouve aujourd’hui avec deux contrats qui se chevauchent. D’abord, celui d’AJW-Aviation qui court jusqu’en 2018 et celui d’Ethiopian de 2017 à 2019», se moque-t-on dans l’entourage du directeur général de Camair-Co.
Surcoût de 2 milliards de Fcfa
Au-delà de cette violation du seuil de compétence, d’autres dispositions de ce contrat, notamment les coûts, donnent le tournis. Le contrat d’AJW coûte 736 millions de Fcfa par an et couvre les trois avions Boeing, tandis que celui d’Ethiopian concerne uniquement les deux B737 et coûte 1,7 milliard de Fcfa par an. Il apparaît donc un surcoût d’environ 1 milliard de Fcfa, ceci, sans prendre en compte le Boeing 767-300 le Dja. Ainsi, en projetant l’intégration, au prorata du gros porteur dans le contrat Ethiopian, et en ajoutant les coûts cachés que qui ont été décelés, la surfacturation pourra atteindre 2 milliards de Fcfa.
On ne peut s’empêcher de se demander aujourd’hui les raisons qui ont poussé Ernest Dikoum à ne pas prendre en compte le seul long courrier de la compagnie, le B767 (le Dja), dans le contrat avec Ethiopian Airlines. Est-ce une incapacité d’Ethiopian à supporter les avions de type B.767, ou alors une stratégie pour sortir cet avion de la flotte afin de mieux préparer la cession des droits du trafic Camair-Co sur la ligne de Paris à la compagnie aérienne française Corsair, puisque Camair-Co ne disposera plus de long courrier dans sa flotte ?
Plusieurs autres clauses du Contrat Ethiopian interpellent, d’abord les conditions de livraison «E

