Absence de « réels contre-pouvoirs »
Un autre cas intrigue la Cour des comptes. Celui d’Alain Resplandy-Bernard, ex-directeur général de la Fédération. Recruté en avril 2011 par l’ancien président Fernand Duchaussoy, il a quitté la FFF quatre mois plus tard, après ladite « affaire des quotas » et l’élection de Noël Le Graët. Selon nos informations, il a alors perçu plus de 260 000 euros « sur le fondement d’une rupture conventionnelle qui prévoyait des conditions indemnitaires très avantageuses, basées sur les clauses prévues au contrat signé par M. Duchaussoy ».
« M. Resplandy-Bernard souhaitait une clause pour sa première année de contrat dans un contexte politique délicat, réagit Fernand Duchaussoy. M. Le Graët, en tant que vice-président de la FFF chargé des finances, a d’ailleurs participé à son recrutement. Son contrat a été validé par le conseil fédéral. » M. Resplandy-Bernard, quant à lui, fait savoir qu’il était à l’époque « vice-président d’un grand groupe industriel français [Thales] et que le contrat qui lui a été proposé par la FFF contenait les mêmes garanties que celui qu’il quittait ».
Pointant en outre l’absence de « réels contre-pouvoirs » au sein de la FFF, la Cour des comptes relève que « la nomination [en 2012] du sélectionneur en titre des Bleus Didier Deschamps n’apparaît pas avoir fait l’objet d’une communication devant le comité exécutif, à tout le moins, pas en réunion ». Depuis, le sélectionneur français a été reconduit jusqu’à la fin de l’Euro 2020. La première mission de ce nouveau bail sera d’emmener les Bleus au moins jusqu’en quart de finale de la Coupe du monde russe, objectif budgété par la Fédération. Mais le football français aimerait s’élever bien plus haut.
Un autre cas intrigue la Cour des comptes. Celui d’Alain Resplandy-Bernard, ex-directeur général de la Fédération. Recruté en avril 2011 par l’ancien président Fernand Duchaussoy, il a quitté la FFF quatre mois plus tard, après ladite « affaire des quotas » et l’élection de Noël Le Graët. Selon nos informations, il a alors perçu plus de 260 000 euros « sur le fondement d’une rupture conventionnelle qui prévoyait des conditions indemnitaires très avantageuses, basées sur les clauses prévues au contrat signé par M. Duchaussoy ».
« M. Resplandy-Bernard souhaitait une clause pour sa première année de contrat dans un contexte politique délicat, réagit Fernand Duchaussoy. M. Le Graët, en tant que vice-président de la FFF chargé des finances, a d’ailleurs participé à son recrutement. Son contrat a été validé par le conseil fédéral. » M. Resplandy-Bernard, quant à lui, fait savoir qu’il était à l’époque « vice-président d’un grand groupe industriel français [Thales] et que le contrat qui lui a été proposé par la FFF contenait les mêmes garanties que celui qu’il quittait ».
Pointant en outre l’absence de « réels contre-pouvoirs » au sein de la FFF, la Cour des comptes relève que « la nomination [en 2012] du sélectionneur en titre des Bleus Didier Deschamps n’apparaît pas avoir fait l’objet d’une communication devant le comité exécutif, à tout le moins, pas en réunion ». Depuis, le sélectionneur français a été reconduit jusqu’à la fin de l’Euro 2020. La première mission de ce nouveau bail sera d’emmener les Bleus au moins jusqu’en quart de finale de la Coupe du monde russe, objectif budgété par la Fédération. Mais le football français aimerait s’élever bien plus haut.

