Quelles conséquences pour les médias ?
Certes, choquer a toujours fait partie des armes à disposition des médias pour attirer l’attention sur un sujet. La photo du vautour et de l’enfant de Kevin Carter a permis de mettre en lumière la famine au Soudan et celle du petit Aylan Kurdi de sensibiliser l’opinion au sort des migrants. Pousser à l’indignation, c’est libérer le discours.
Mais le risque aujourd’hui est que cette « technique » devienne systématique. Comme l’explique le philosophe Laurent de Sutter dans une vidéo tournée par France Culture : « L’indignation est devenue le seul mode d’expression que l’on se donne […] sans que l’on réalise par là la nécessité de redescendre sur Terre et de faire suivre ce scandale d’une action quelle qu’elle soit. »
Certes, choquer a toujours fait partie des armes à disposition des médias pour attirer l’attention sur un sujet. La photo du vautour et de l’enfant de Kevin Carter a permis de mettre en lumière la famine au Soudan et celle du petit Aylan Kurdi de sensibiliser l’opinion au sort des migrants. Pousser à l’indignation, c’est libérer le discours.
Mais le risque aujourd’hui est que cette « technique » devienne systématique. Comme l’explique le philosophe Laurent de Sutter dans une vidéo tournée par France Culture : « L’indignation est devenue le seul mode d’expression que l’on se donne […] sans que l’on réalise par là la nécessité de redescendre sur Terre et de faire suivre ce scandale d’une action quelle qu’elle soit. »

