3. Enfin, on peut à terme porter préjudice aux causes dont on pensait se faire l’écho.
Bien avant l’arrivée des réseaux sociaux, on a pu constater que des thématiques, relayées massivement par les médias parce qu’elles suscitaient l’intérêt du public, pouvaient se voir infliger un « retour de bâton » (backlash).
AUJOURD’HUI, LES THÈMES DE PLUS EN PLUS TRAITÉS LE SONT PRÉCISÉMENT PARCE QU’ILS FONT RÉAGIR
Théorisé par la journaliste américaine Susan Faludi, ce concept s’applique à l’origine à la lutte pour l’égalité hommes-femmes. Après une certaine avancée dans les années 1970, aux Etats-Unis, le féminisme a connu selon elle un backlash dans la décennie suivante. Dans un premier temps, la presse a massivement relayé l’image de la working girl forte et indépendante. Puis, voyant que tout n’était pas forcément plus rose dans la vie des femmes malgré certaines avancées sur le plan social, cette même presse a, selon Faludi, « retouché l’image d’une femme accomplie et déclaré : “Vous voyez, elle est malheureuse. Cela doit être parce que les femmes sont trop libérées.†»
Or, aujourd’hui le féminisme, mais aussi l’écologie par exemple, sont des thèmes de plus en plus traités, précisément parce qu’ils font réagir. Il est forcément risqué de jouer les devins, mais on peut tout de même retenir un enseignement de l’analyse de Faludi : il existe un risque, dès lors qu’une thématique devient tendance et infuse dans le discours médiatique général, de voir apparaître un backlash.
Bien avant l’arrivée des réseaux sociaux, on a pu constater que des thématiques, relayées massivement par les médias parce qu’elles suscitaient l’intérêt du public, pouvaient se voir infliger un « retour de bâton » (backlash).
AUJOURD’HUI, LES THÈMES DE PLUS EN PLUS TRAITÉS LE SONT PRÉCISÉMENT PARCE QU’ILS FONT RÉAGIR
Théorisé par la journaliste américaine Susan Faludi, ce concept s’applique à l’origine à la lutte pour l’égalité hommes-femmes. Après une certaine avancée dans les années 1970, aux Etats-Unis, le féminisme a connu selon elle un backlash dans la décennie suivante. Dans un premier temps, la presse a massivement relayé l’image de la working girl forte et indépendante. Puis, voyant que tout n’était pas forcément plus rose dans la vie des femmes malgré certaines avancées sur le plan social, cette même presse a, selon Faludi, « retouché l’image d’une femme accomplie et déclaré : “Vous voyez, elle est malheureuse. Cela doit être parce que les femmes sont trop libérées.†»
Or, aujourd’hui le féminisme, mais aussi l’écologie par exemple, sont des thèmes de plus en plus traités, précisément parce qu’ils font réagir. Il est forcément risqué de jouer les devins, mais on peut tout de même retenir un enseignement de l’analyse de Faludi : il existe un risque, dès lors qu’une thématique devient tendance et infuse dans le discours médiatique général, de voir apparaître un backlash.

