HAHAHAHA LE PROCES C'EST POURTANT DEMAIN LOOOOL
Nganang
40 mins ·
'JE REVIENDRAI!'
Vraiment Biya n'est rien du tout, hein. Un lieutenant entre au palais de l'Unite-la, et lui présente le fusil sur le visage, le lieutenant-la aura au moins quelque chose - un fusil. Le fam n'aura rien. Rien du tout. Meme pas un squelette comme tout être humain. Le 27, quand Jacques Dili, le Directeur de la Police Judiciaire, de sa police politique donc, m'a accompagne a l'aéroport de Nsimalen dans un convoi présidentiel, avec motard et sirène et dans un véhicule devant ou il etait lui-meme avec tous ses sous directeurs, je m'en suis rendu compte. Ce pays est entre les mains de gens sans substance, des nathins. Des rien du tout. Voila a l'aéroport ils ont vide tout l'espace pour moi, et je suis descendu vraiment comme le president de la republique-la. Apres les formalités rocambolesques, et après avoir attendu dans la suite présidentielle, VIP, sans blague, c'est le Directeur de la Police Judiciaire qui m'a accompagne dans le tunnel des passagers qui mène a l'avion. Nous étions a un moment deux seulement - lui et moi. Lui en tenue d'officier, bleu clair et bleu fonce, couleurs coloniales, et moi en vêtement ndop rouge, de Bamenda, cousu dans mon quartier a Yaounde, Nkomkana. Nous avions traverse la sécurité sans problème, et chacun des policiers subalternes se levait et nous saluait. C'est lui le patron, mais ce n'était pas sur. Il avait entre ses mains mon passport américain, et moi entre les miennes mon billet d'avion pour Washington DC. Alors arrive a la porte de l'avion, il s'est arrêté, et moi aussi. L'hôtesse de Ethiopian Airways souriante nous a regardés, et moi je me suis retourné vers Jacques Dili. Nous ne nous sommes rien dit. C'était un moment vraiment tense, très intense. Il m'a tendu mon passport. Je dois avouer qu'a ce moment il m'a paru très vulnérable, au fond, il m'a fait pitié, car je crois, l'horreur de ce qu'il faisait lui est soudain apparu. Moi je lui ai souri, et je lui ai dit: 'Je reviendrai. Au revoir.' Et je suis entre dans l'avion qu'ils avaient reserve pour moi. J'étais le dernier passager a entrer. A Addis Abeba, des Camerounais sont venus faire des selfies avec moi, et m'ont raconte que l'aéroport avait été libéré trente minutes avant pour mon arrivée.
Nganang
40 mins ·
'JE REVIENDRAI!'
Vraiment Biya n'est rien du tout, hein. Un lieutenant entre au palais de l'Unite-la, et lui présente le fusil sur le visage, le lieutenant-la aura au moins quelque chose - un fusil. Le fam n'aura rien. Rien du tout. Meme pas un squelette comme tout être humain. Le 27, quand Jacques Dili, le Directeur de la Police Judiciaire, de sa police politique donc, m'a accompagne a l'aéroport de Nsimalen dans un convoi présidentiel, avec motard et sirène et dans un véhicule devant ou il etait lui-meme avec tous ses sous directeurs, je m'en suis rendu compte. Ce pays est entre les mains de gens sans substance, des nathins. Des rien du tout. Voila a l'aéroport ils ont vide tout l'espace pour moi, et je suis descendu vraiment comme le president de la republique-la. Apres les formalités rocambolesques, et après avoir attendu dans la suite présidentielle, VIP, sans blague, c'est le Directeur de la Police Judiciaire qui m'a accompagne dans le tunnel des passagers qui mène a l'avion. Nous étions a un moment deux seulement - lui et moi. Lui en tenue d'officier, bleu clair et bleu fonce, couleurs coloniales, et moi en vêtement ndop rouge, de Bamenda, cousu dans mon quartier a Yaounde, Nkomkana. Nous avions traverse la sécurité sans problème, et chacun des policiers subalternes se levait et nous saluait. C'est lui le patron, mais ce n'était pas sur. Il avait entre ses mains mon passport américain, et moi entre les miennes mon billet d'avion pour Washington DC. Alors arrive a la porte de l'avion, il s'est arrêté, et moi aussi. L'hôtesse de Ethiopian Airways souriante nous a regardés, et moi je me suis retourné vers Jacques Dili. Nous ne nous sommes rien dit. C'était un moment vraiment tense, très intense. Il m'a tendu mon passport. Je dois avouer qu'a ce moment il m'a paru très vulnérable, au fond, il m'a fait pitié, car je crois, l'horreur de ce qu'il faisait lui est soudain apparu. Moi je lui ai souri, et je lui ai dit: 'Je reviendrai. Au revoir.' Et je suis entre dans l'avion qu'ils avaient reserve pour moi. J'étais le dernier passager a entrer. A Addis Abeba, des Camerounais sont venus faire des selfies avec moi, et m'ont raconte que l'aéroport avait été libéré trente minutes avant pour mon arrivée.

