Patrice Nganang
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Pour moi donc, comme pour les Américains, comme pour les Allemands, qui fait des efforts, devient la locomotive de tous. Les autres s'y accrochent. Qui tue la poule aux oeufs d'or se condamne a la pauvreté centenaire. C'est Bismark qui l'avait dit, en 1874, lui qui avait deja capture le roi de France d'alors. Le Cameroun est un exemple illustratif de tel bêtisier économique. Un veritable musée de la famine. Depuis 1955, l'exode bamileke de ce pays a des dimensions bibliques! Bibliques! A 22 ans je croyais être le seul Bamileke a fuir ce pays qui m'a meme expulsé a 47 ans, comme pour me rendre service, et je me suis rendu compte dehors effaré que c'est tous les Bamileke qui le fuient, ou qui se préparent a le fuir, que des communautés bamileke entières s'organisent pour le fuir en masse, se cotisent dans des tontines de clan d'age et de quartier pour le fuir! Consequence: il suffit de faire le tour de Washington DC, de Paris, de NYC, de Berlin, de Hong Kong, des institutions comme la Banque mondiale, le FMI, des universités supersoniques, aux cuisines des restaurants ou meme aux taxis - elles sont bourrees de Bamileke, je dis bien bourrees. C'est extraordinaire, cet exode bamileke d'un pays famélique et affamé! Car la formule camerounaise, c'est donner l'administration, toute l'administration, et meme l'économie du pays, eh oui, a la tribu du fam. La langue officielle du Cameroun, cad. celle qui est effectivement parlee dans les bureaux, dans tous les bureaux, la lingua franca, quoi, ce n'est plus le français - c'est l'ewondo, ou pire, c'est le bulu, la langue d'une toute petite tribu de la jungle qu'est la foret équatoriale...
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Pour moi donc, comme pour les Américains, comme pour les Allemands, qui fait des efforts, devient la locomotive de tous. Les autres s'y accrochent. Qui tue la poule aux oeufs d'or se condamne a la pauvreté centenaire. C'est Bismark qui l'avait dit, en 1874, lui qui avait deja capture le roi de France d'alors. Le Cameroun est un exemple illustratif de tel bêtisier économique. Un veritable musée de la famine. Depuis 1955, l'exode bamileke de ce pays a des dimensions bibliques! Bibliques! A 22 ans je croyais être le seul Bamileke a fuir ce pays qui m'a meme expulsé a 47 ans, comme pour me rendre service, et je me suis rendu compte dehors effaré que c'est tous les Bamileke qui le fuient, ou qui se préparent a le fuir, que des communautés bamileke entières s'organisent pour le fuir en masse, se cotisent dans des tontines de clan d'age et de quartier pour le fuir! Consequence: il suffit de faire le tour de Washington DC, de Paris, de NYC, de Berlin, de Hong Kong, des institutions comme la Banque mondiale, le FMI, des universités supersoniques, aux cuisines des restaurants ou meme aux taxis - elles sont bourrees de Bamileke, je dis bien bourrees. C'est extraordinaire, cet exode bamileke d'un pays famélique et affamé! Car la formule camerounaise, c'est donner l'administration, toute l'administration, et meme l'économie du pays, eh oui, a la tribu du fam. La langue officielle du Cameroun, cad. celle qui est effectivement parlee dans les bureaux, dans tous les bureaux, la lingua franca, quoi, ce n'est plus le français - c'est l'ewondo, ou pire, c'est le bulu, la langue d'une toute petite tribu de la jungle qu'est la foret équatoriale...

