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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Navajo boy Navajo boy a écrit le 16 janvier 2018 à 18h03
Témoignages Modifier

« Max Bardet »[5], pilote d'hélicoptère, avance le chiffre, souvent repris, de 300 à 400 000 morts.
Martin Ebele-Tobbo, fonctionnaire aux Nations unies, celui de 500 000.
Thomas Deltombe, Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa, à la recherche de documents scientifiquement incontestables, relèvent que :
le général Max Briand, chef des opérations au Cameroun, évoque 20 000 morts en pays bamiléké, pour la seule année 1960[6].
le lieutenant-colonel Jean Lamberton, un ancien d'Indochine, auteur d'un roman historique, Le Curé Chaban, chronique d'une paroisse de la Vendée rebelle en 1793 (Le Cercle d'or, 1978), futur général de division et commandeur de la Légion d'honneur, disciple du colonel Charles Lacheroy, spécialiste de la guerre psychologique, théoricien des guerres coloniales de la France, chef de la ZOPAC (Zone de pacification) en Sanaga-Maritime depuis le 9 décembre 1957, là où la répression a été la plus meurtrière, puis acteur central des opérations dans l'Ouest, affirme que l'insurrection en pays bamiléké « a été châtiée en 1958 » et que « la région a été dépeuplée à 50 % »[7].
André Blanchet, journaliste au Monde, avance, dans une conférence donnée en 1962, qu'un officiel français lui a parlé le 1er janvier 1960 de « 12 000 morts d'ores et déjà déplorés en pays Bamiléké » mais que, plus tard, quelqu'un « dont les allégations méritent d'être prises au sérieux » a évoqué « 120 000 victimes »[8].
un rapport de l'ambassade du Royaume-Uni à Yaoundé daté de 1964 fait état, pour la période de 1956 à juin 1964 et pour l'ensemble du Cameroun, de « 61 300 à 76 300 civils tués » précisant que « 80 % de ces pertes ont été occasionnées dans la région bamiléké sous administration française ». Ce rapport rappelle également qu'avant l'indépendance, « l'armée française a fréquemment brûlé, ou détruit d'une autre manière, des villages entiers, qui étaient gravement infestés de terroristes »[9].
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