France culture : Donc on voit qu'il y a une situation d'extrêmes tensions, Vous expliquez cette situation d'inégalités entre les anglophones et les francophones et à cela se surajouter la question du terrorisme avec Boko Haram.
Patrice Nganang : Le terrorisme c'est au Nord, c'est pourquoi je reviens sur le modèle de Waterloo, l'armée camerounaise est déjà prise dans la bataille contre le terrorisme et la voilà maintenant qui est occupé à tuer les Camerounais dans les zones anglophones. En effet c'est de cela qu'il s'agit. Nous avons dans les prisons camerounais où j'y étais moi-même, des centaines d'anglophones qui sont incarcérés parce qu'ils sont anglophones. Il n'y a pas d'autres raisons. Et, sur la tête de qui, sont mis des charges de terrorisme,...de mise en danger de l’état. Et puis, nous avons des centaines de morts, c'est à dire septembre-octobre, il y a eu des massacres véritables à travers la zone anglophone
Patrice Nganang : Le terrorisme c'est au Nord, c'est pourquoi je reviens sur le modèle de Waterloo, l'armée camerounaise est déjà prise dans la bataille contre le terrorisme et la voilà maintenant qui est occupé à tuer les Camerounais dans les zones anglophones. En effet c'est de cela qu'il s'agit. Nous avons dans les prisons camerounais où j'y étais moi-même, des centaines d'anglophones qui sont incarcérés parce qu'ils sont anglophones. Il n'y a pas d'autres raisons. Et, sur la tête de qui, sont mis des charges de terrorisme,...de mise en danger de l’état. Et puis, nous avons des centaines de morts, c'est à dire septembre-octobre, il y a eu des massacres véritables à travers la zone anglophone

