Tribune... PAUL BIYA VA T’IL FINIR COMME MOBUTU? ... Par Florian Nguimbis.
suite
Ils vont frissonner devant la laideur de nos villes-villages, le nuage de pollution des cimenteries bâties en pleine ville, le nuage indiscipliné de bendskinneurs, la noirceur de notre hinterland sans électricité, sans routes.
Il va s'amuser de nos "entrepreneurs", présentés comme l'avenir d'une nation aux taux de chômage imprononçables.
Comme à Gbadolite, il va découvrir les châteaux de caciques et autres apparatchiks, construits dans des forêts inaccessibles, entourés de la pauvreté et la souffrance de pèquenots sans le sou mais votant pour le grand parti.
Le monde entier va croire à une farce en découvrant les contrats miniers léonins accordés aux chinois, les échangeurs donnant sur le vide comme celui de Mvan, les villes illuminées à coup de centaines de millions pour les deux semaines de fêtes, mais ne disposant pas d'éclairage public le reste de l'année, les stades importés dalle par dalle, poutre par poutre de l'Italie pour Olembé.
Il va s'exploser de rire en découvrant les jardiniers de ministres devenus millionnaires en jouant à Qui veut gagner des millions dans la chambre de "Son excellence"
Il va se rouler par terre en écoutant un professeur d'informatique déclarer urbi et orbi que 32=500. Il va se pisser dessus en écoutant un cheminot, ministre de la communication déclarer qu'en audiovisuel 10 est supérieur à 25.
Le monde va rire, se moquer et à la fin du film demander: mais c'est quoi ce pays de cons? Et les camerounais, ils faisaient quoi pendant plus de trente ans de ce cirque?
Un expert, écrivain camerounologue en lunettes, éxilé autoproclamé viendra sur un plateau de CNN répondre: ils buvaient la bière, ils mouraient, ils priaient une tâche de moisissure à Minkang, prétendant y voir Jésus, ils riaient des gens qui les volaient, ils collaient la petite, ils écrivaient sur Facebook, beaucoup...
Comme moi...
Peace!
suite
Ils vont frissonner devant la laideur de nos villes-villages, le nuage de pollution des cimenteries bâties en pleine ville, le nuage indiscipliné de bendskinneurs, la noirceur de notre hinterland sans électricité, sans routes.
Il va s'amuser de nos "entrepreneurs", présentés comme l'avenir d'une nation aux taux de chômage imprononçables.
Comme à Gbadolite, il va découvrir les châteaux de caciques et autres apparatchiks, construits dans des forêts inaccessibles, entourés de la pauvreté et la souffrance de pèquenots sans le sou mais votant pour le grand parti.
Le monde entier va croire à une farce en découvrant les contrats miniers léonins accordés aux chinois, les échangeurs donnant sur le vide comme celui de Mvan, les villes illuminées à coup de centaines de millions pour les deux semaines de fêtes, mais ne disposant pas d'éclairage public le reste de l'année, les stades importés dalle par dalle, poutre par poutre de l'Italie pour Olembé.
Il va s'exploser de rire en découvrant les jardiniers de ministres devenus millionnaires en jouant à Qui veut gagner des millions dans la chambre de "Son excellence"
Il va se rouler par terre en écoutant un professeur d'informatique déclarer urbi et orbi que 32=500. Il va se pisser dessus en écoutant un cheminot, ministre de la communication déclarer qu'en audiovisuel 10 est supérieur à 25.
Le monde va rire, se moquer et à la fin du film demander: mais c'est quoi ce pays de cons? Et les camerounais, ils faisaient quoi pendant plus de trente ans de ce cirque?
Un expert, écrivain camerounologue en lunettes, éxilé autoproclamé viendra sur un plateau de CNN répondre: ils buvaient la bière, ils mouraient, ils priaient une tâche de moisissure à Minkang, prétendant y voir Jésus, ils riaient des gens qui les volaient, ils collaient la petite, ils écrivaient sur Facebook, beaucoup...
Comme moi...
Peace!

