Devoir de mémoire: Rudolf Duala Manga Bell, le père du nationalisme Camerounais« PrevNext »Comments (0)
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Il y a 103 ans, un des ancêtres du nationalisme camerounais mourrait par pendaison pour « haute trahison ». A la suite d’une parodie de procès. Fils du Roi Manga Ndumbe Bell, Rudolf Duala Manga Bell a 35 ans lorsqu’il accède au trône royal. Il a étudié dans son pays et en Europe, en Allemagne en particulier où il aurait obtenu une licence en droit. Ce prince s’engage à partir de 1910 dans une bataille épique contre les Allemands qui sont déterminés à appliquer un programme de développement séparé entre les Blancs et les indigènes. Un plan d’expropriation impliquant la confiscation et la mise en valeur des terres des populations autochtones qui seraient repoussées vers l’intérieur du pays. Dans le plan des Allemands, le plateau Joss – actuel quartier Bonanjo - devait être occupé entièrement par les Allemands et non plus par les indigènes. Et leurs descendants.
Une cause juste Rudolf Manga Bell va utiliser en vain tous les moyens légaux pour revendiquer le respect des droits de son peuple. Lettres, pétitions, documents, envois d’émissaires auprès des autorités allemandes à Berlin. Ainsi qu’à d’autres gouvernements européens. Des droits d’ailleurs contenus et rappelés dans les réserves du Traité Germano-Duala du 12 juillet 1884. On peut lire dans ledit Traité que « les terrains cultivés par nous, et les emplacements sur lesquels se trouvent des villages, doivent rester la propriété des possesseurs actuels et de leurs descendants ». A la quête de soutiens à sa cause qui était juste, Rudolf Duala Manga Bell avait également contacté des amis journalistes et avocats allemands pour trouver une issue, même judiciaire, à Berlin au problème foncier de son peuple. En attendant que les voies politiques, diplomatiques et judiciaires aboutissent aux résultats escomptés, Rudolf Duala Manga Bell avait envisagé une sorte de « plan B » qu’il a communiqué à ses homologues Rois ou chefs de contrées situées à l’intérieur du pays, dans les régions actuelles de l’Adamaoua, du Centre, du Littoral, du Sud, du Nord-Ouest et de l’Ouest.
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Il y a 103 ans, un des ancêtres du nationalisme camerounais mourrait par pendaison pour « haute trahison ». A la suite d’une parodie de procès. Fils du Roi Manga Ndumbe Bell, Rudolf Duala Manga Bell a 35 ans lorsqu’il accède au trône royal. Il a étudié dans son pays et en Europe, en Allemagne en particulier où il aurait obtenu une licence en droit. Ce prince s’engage à partir de 1910 dans une bataille épique contre les Allemands qui sont déterminés à appliquer un programme de développement séparé entre les Blancs et les indigènes. Un plan d’expropriation impliquant la confiscation et la mise en valeur des terres des populations autochtones qui seraient repoussées vers l’intérieur du pays. Dans le plan des Allemands, le plateau Joss – actuel quartier Bonanjo - devait être occupé entièrement par les Allemands et non plus par les indigènes. Et leurs descendants.
Une cause juste Rudolf Manga Bell va utiliser en vain tous les moyens légaux pour revendiquer le respect des droits de son peuple. Lettres, pétitions, documents, envois d’émissaires auprès des autorités allemandes à Berlin. Ainsi qu’à d’autres gouvernements européens. Des droits d’ailleurs contenus et rappelés dans les réserves du Traité Germano-Duala du 12 juillet 1884. On peut lire dans ledit Traité que « les terrains cultivés par nous, et les emplacements sur lesquels se trouvent des villages, doivent rester la propriété des possesseurs actuels et de leurs descendants ». A la quête de soutiens à sa cause qui était juste, Rudolf Duala Manga Bell avait également contacté des amis journalistes et avocats allemands pour trouver une issue, même judiciaire, à Berlin au problème foncier de son peuple. En attendant que les voies politiques, diplomatiques et judiciaires aboutissent aux résultats escomptés, Rudolf Duala Manga Bell avait envisagé une sorte de « plan B » qu’il a communiqué à ses homologues Rois ou chefs de contrées situées à l’intérieur du pays, dans les régions actuelles de l’Adamaoua, du Centre, du Littoral, du Sud, du Nord-Ouest et de l’Ouest.

