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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Patson Patson a écrit le 3 janvier 2018 à 13h52
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C’est ce mouvement de juin 1996 qui va donner au statut d’étranger qui frappe les Bamiléké à partir du discours idéologico-politique de Lamberton, sa portée opératoire. Jean-Jacques Ekindi, polytechnicien et homme politique est l’un des idéologues de ce mouvement Sawa, anti-bamiléké. Dans l’un de ses manifestes, on peut lire : “ Considérant que tous les Sawa sont les descendants directs des peuples qui ont crée les localités qui se situent dans les terres actuelles des régions du Littoral et du Sud-Ouest […] et ce, avant les différentes invasions, la colonisation européenne et la formation de l’Etat du Cameroun ; considérant encore q’une partie de ces terres est habitée aujourd’hui par des allogènes […] Considérant aussi que ces allogènes sont devenus dominants par le nombre […] Considérant enfin que l’occupation d’une terre ne saurait conférer le droit au terroir, déclarons solennellement que le problème le plus préoccupant du peuple indigène Sawa est la menace organisée contre notre survie collective par la section étrangère Graffi au sein même des communautés Sawa ”
Cette déclaration est unique dans les annales de la littérature politique camerounaise. Elle porte au plus haut point la haine de l’Autre. Elle fait des Bamiléké des sujets étrangers au sein de la communauté nationale. Elle exclut les Bamiléké de l’espace politique national.
Les concepts de minorité, d’autochtone et d’allogène qui structurent le discours idéologico-politique du mouvement Sawa prennent leur source dans le rapport d’un comité de réflexion, commandé par le Président de la République et dont le Professeur agrégé, Joseph Owona est le rapporteur. Dans ce rapport, la communauté Bamiléké est posée comme ce qui menace le nouveau corps politique en train de se construire.
La constitution du 18 janvier 1996 a consacré le couple minorité/autochtone. Le mouvement Sawa s’est emparé de ces notions ambiguës pour promouvoir une littérature de haine contre les Bamiléké.
De l’Affaire Mgr Simo à celle de l’Archevêque Wouking, l’Eglise catholique est aussi aux prises avec cette littérature de haine. Elle a peine à éviter la bamiphobie.
Merci de patienter...
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