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Cette thèse est au fondement de ce qu’on a appelé la volonté hégémonique des Bamiléké. Il est revenu au philosophe Mono Ndjana de manifester le concept. Des Bamiléké, le philosophe Mono Ndjana écrit : “ L’éthnofascisme, c’est la volonté de puissance d’une ethnie, ou l’expression de son désir hégémonique qui prend soit la forme du discours théorique, soit celle d’une mêlée ouverte dans la polémique, soit d’une organisation systématique sous forme d’un mercantilisme conquérant â€
Un rejet de la communauté Bamiléké qui de l’avis de nombre de spécialistes, ne datait pas de cette seule période et aurait d’ailleurs été « constitutionnalisé ». Ceci notamment à travers l’introduction du « concept d’autochtonie » dans la constitution du 18 janvier 1996, promulguée moins d’un mois avant cette marche, comme le souligne le Dr Dieudonné Zognong. Et, comme pour confirmer le caractère plus ou moins légitime de cette marche (et de ce tribalisme peu ordinaire), Maurice Nguepe, affirme qu’elle « fut d’ailleurs encadrée par la police et relayée par la télévision d’État (La CRTV). À la suite de cette marche se développa une littérature antibamiléké abondante dans des journaux pro-gouvernementaux tels La Détente, Le Défi, Le Patriote, Galaxie, Elimbi, laquelle ne fut jamais censurée.
Le 10 février 1996 une marche anti-Bamiléké à Douala est organisée par les chefs supérieurs de l’ethnie Sawa, apothéose de plusieurs années de « Bamiléké-bashing » qui se manifestait à travers le boycott des produits fabriqués ou d’entreprises créées par des populations d’origine bamiléké. Comme le relatait Jacques Kago Lele : «Ainsi en va-t-il de l’Union Camerounaise des Brasseries dont la bière est appelée dédaigneusement « bière bamiléké » dans certaines régions du centre et du sud ; de la Caisse Commune d’Epargne et d’Investissement (CCEI Bank), de la Banque Unie de Crédit: de l’hôtel Palace Garden, du Collège Monthé, de l’entreprise Intelar de Djeukam Tchameni, de l’imprimerie Roloprint de Benjamin Zebaze, etc...
Cette thèse est au fondement de ce qu’on a appelé la volonté hégémonique des Bamiléké. Il est revenu au philosophe Mono Ndjana de manifester le concept. Des Bamiléké, le philosophe Mono Ndjana écrit : “ L’éthnofascisme, c’est la volonté de puissance d’une ethnie, ou l’expression de son désir hégémonique qui prend soit la forme du discours théorique, soit celle d’une mêlée ouverte dans la polémique, soit d’une organisation systématique sous forme d’un mercantilisme conquérant â€
Un rejet de la communauté Bamiléké qui de l’avis de nombre de spécialistes, ne datait pas de cette seule période et aurait d’ailleurs été « constitutionnalisé ». Ceci notamment à travers l’introduction du « concept d’autochtonie » dans la constitution du 18 janvier 1996, promulguée moins d’un mois avant cette marche, comme le souligne le Dr Dieudonné Zognong. Et, comme pour confirmer le caractère plus ou moins légitime de cette marche (et de ce tribalisme peu ordinaire), Maurice Nguepe, affirme qu’elle « fut d’ailleurs encadrée par la police et relayée par la télévision d’État (La CRTV). À la suite de cette marche se développa une littérature antibamiléké abondante dans des journaux pro-gouvernementaux tels La Détente, Le Défi, Le Patriote, Galaxie, Elimbi, laquelle ne fut jamais censurée.
Le 10 février 1996 une marche anti-Bamiléké à Douala est organisée par les chefs supérieurs de l’ethnie Sawa, apothéose de plusieurs années de « Bamiléké-bashing » qui se manifestait à travers le boycott des produits fabriqués ou d’entreprises créées par des populations d’origine bamiléké. Comme le relatait Jacques Kago Lele : «Ainsi en va-t-il de l’Union Camerounaise des Brasseries dont la bière est appelée dédaigneusement « bière bamiléké » dans certaines régions du centre et du sud ; de la Caisse Commune d’Epargne et d’Investissement (CCEI Bank), de la Banque Unie de Crédit: de l’hôtel Palace Garden, du Collège Monthé, de l’entreprise Intelar de Djeukam Tchameni, de l’imprimerie Roloprint de Benjamin Zebaze, etc...

