L’homme, particulièrement remonté, affirme ne pas comprendre «ces replis identitaires contreproductifs qui n’honorent pas certaines personnalités» : «C’est à travers ce type de manigances que nous, les Bamilékés, avons parfois l’impression d’être ostracisés.»
Les peurs de Laurent Esso
Ces propos, tenus par une personnalité qui ne cache pas «[sa] honte», face à «des agissements dégradants de l’homme bamiléké par des Bamilékés», félicite Abel Elimby Lobè d’avoir «aidé à crever l’abcès». Ils rappellent, surtout, cette mise en garde signée du représentant de la communauté sawa et non moins ministre de la Justice, garde des Sceaux, Laurent Esso en septembre 2013. En effet, à l’occasion d'une célébration œcuménique d'action de grâce dédiée au président du Sénat, Marcel Niat Njifenji, le haut dignitaire du régime avait fustigé la turbulence générée par tous les courants sociologiques porteurs de progrès, mais aussi d'incertitudes.
«Quand nous parlons d'unité nationale, quand nous parlons d'intégration nationale, il ne faudrait pas que cela reste une vue de l'esprit. Réalisons simplement que cette région du Littoral est le creuset de la cohésion nationale. Nous devons donc, à chaque instant, éviter des discordes inutiles, des insinuations stériles. Nous devons, à chaque instant, éviter toutes ces attitudes qui provoquent des blessures parfois difficiles à guérir, des blessures qui nous installent malheureusement dans une suspicion permanente et dans la méfiance destructrice. Des blessures qui durent et subsistent au-delà de l'oubli», avait déclaré M. Esso. L’homme, sans fioritures, s’était attaqué à ceux-là qui ont fait du tribalisme leur fonds de commerce politique dans le Littoral en général, et à Douala en particulier et font peser de réels risques de dérives. En sommes-nous aujourd’hui si éloignés ?
Les peurs de Laurent Esso
Ces propos, tenus par une personnalité qui ne cache pas «[sa] honte», face à «des agissements dégradants de l’homme bamiléké par des Bamilékés», félicite Abel Elimby Lobè d’avoir «aidé à crever l’abcès». Ils rappellent, surtout, cette mise en garde signée du représentant de la communauté sawa et non moins ministre de la Justice, garde des Sceaux, Laurent Esso en septembre 2013. En effet, à l’occasion d'une célébration œcuménique d'action de grâce dédiée au président du Sénat, Marcel Niat Njifenji, le haut dignitaire du régime avait fustigé la turbulence générée par tous les courants sociologiques porteurs de progrès, mais aussi d'incertitudes.
«Quand nous parlons d'unité nationale, quand nous parlons d'intégration nationale, il ne faudrait pas que cela reste une vue de l'esprit. Réalisons simplement que cette région du Littoral est le creuset de la cohésion nationale. Nous devons donc, à chaque instant, éviter des discordes inutiles, des insinuations stériles. Nous devons, à chaque instant, éviter toutes ces attitudes qui provoquent des blessures parfois difficiles à guérir, des blessures qui nous installent malheureusement dans une suspicion permanente et dans la méfiance destructrice. Des blessures qui durent et subsistent au-delà de l'oubli», avait déclaré M. Esso. L’homme, sans fioritures, s’était attaqué à ceux-là qui ont fait du tribalisme leur fonds de commerce politique dans le Littoral en général, et à Douala en particulier et font peser de réels risques de dérives. En sommes-nous aujourd’hui si éloignés ?

