LCCLC. - #BREAKING_NEWS Mon héros Patrice Nganang s'exprime
" LE TEMPS DE MON EXIL SERA BREF!
Un Fam c’est quoi ? C’est un être qui manque tellement de squelette, c’est-à -dire de conscience historique, qu’il en oublie que le lit dans lequel il est couché a été bâti par le Peuple, à la demande de son Père, que le palais d’Etoudi dans lequel il habite a été bâti par le Peuple à la demande de son Père, que de son premier boulot à celui qu’il occupe aujourd’hui, c’est son Père qui lui a trouvé du travail, que de tous les prétendants qui auraient mieux que lui fait le boulot qu’il fait depuis trente-quatre ans, son Père l’a choisi, lui, parce que justement il n’avait pas de squelette, et qui, pour montrer qu’il tout de même une couille, condamne ce Père-là à mort pour Haute trahison, condamne ce Père à l’exil, abandonne le cadavre de ce Père au Sénégal, et veut être respecté par les Camerounais. Le Fam, c’est ça ! Le Cameroun, la terre de nos ancêtres, le pays de nos aïeuls, est captif d’un Fam, le dernier esclavagiste, et c’est son mauvais cœur qui dicte les directives des Gens au téléphones, décide des actes de ces gens qui m’ont arrêté, et impose les gestes de ceux qui m’ont fait répéter en avion le 27 décembre 2017, le chemin qu’ils ont fait faire à nos ancêtres en bateau, vers les Amériques !
Mais un noble Bangangte refuse l’esclavage, comme un noble Bulu refuse l’esclavage, comme un noble Moundang refuse l’esclavage, comme un noble Douala refuse l’esclavage, comme un noble Bakweri refuse l’esclavage ! Je vous ai vu et entendu, chères sœurs et frères, à ma sortie de Kondengui, des centaines vous étiez venus me dire – ‘tiens toi debout, Tanou !’, comme vous, mes frères Anglophones qui m’avez donné une standing ovation à mon entrée en prison, une centaine vous étiez aussi, tout comme les Eperviables, qui, du SG de la présidence aux autres, de même, êtes un à un venus dans mon mandat me dire ‘nous sommes avec toi, Patrice !’ Du cœur de Kondengui où, comme dans toutes les cellules où j’ai été trimballé, en quelques temps presque tous les détenus m’appelaient par mon prénom – ‘Patrice !’ –, savaient mon histoire mieux que moi, et me seraient la main et me promettaient la liberté la plus rapide, j’ai compris que ce que vous me montriez, c’est ce côté droit du cœur où bat l’Amour !
Seul l’Amour va
" LE TEMPS DE MON EXIL SERA BREF!
Un Fam c’est quoi ? C’est un être qui manque tellement de squelette, c’est-à -dire de conscience historique, qu’il en oublie que le lit dans lequel il est couché a été bâti par le Peuple, à la demande de son Père, que le palais d’Etoudi dans lequel il habite a été bâti par le Peuple à la demande de son Père, que de son premier boulot à celui qu’il occupe aujourd’hui, c’est son Père qui lui a trouvé du travail, que de tous les prétendants qui auraient mieux que lui fait le boulot qu’il fait depuis trente-quatre ans, son Père l’a choisi, lui, parce que justement il n’avait pas de squelette, et qui, pour montrer qu’il tout de même une couille, condamne ce Père-là à mort pour Haute trahison, condamne ce Père à l’exil, abandonne le cadavre de ce Père au Sénégal, et veut être respecté par les Camerounais. Le Fam, c’est ça ! Le Cameroun, la terre de nos ancêtres, le pays de nos aïeuls, est captif d’un Fam, le dernier esclavagiste, et c’est son mauvais cœur qui dicte les directives des Gens au téléphones, décide des actes de ces gens qui m’ont arrêté, et impose les gestes de ceux qui m’ont fait répéter en avion le 27 décembre 2017, le chemin qu’ils ont fait faire à nos ancêtres en bateau, vers les Amériques !
Mais un noble Bangangte refuse l’esclavage, comme un noble Bulu refuse l’esclavage, comme un noble Moundang refuse l’esclavage, comme un noble Douala refuse l’esclavage, comme un noble Bakweri refuse l’esclavage ! Je vous ai vu et entendu, chères sœurs et frères, à ma sortie de Kondengui, des centaines vous étiez venus me dire – ‘tiens toi debout, Tanou !’, comme vous, mes frères Anglophones qui m’avez donné une standing ovation à mon entrée en prison, une centaine vous étiez aussi, tout comme les Eperviables, qui, du SG de la présidence aux autres, de même, êtes un à un venus dans mon mandat me dire ‘nous sommes avec toi, Patrice !’ Du cœur de Kondengui où, comme dans toutes les cellules où j’ai été trimballé, en quelques temps presque tous les détenus m’appelaient par mon prénom – ‘Patrice !’ –, savaient mon histoire mieux que moi, et me seraient la main et me promettaient la liberté la plus rapide, j’ai compris que ce que vous me montriez, c’est ce côté droit du cœur où bat l’Amour !
Seul l’Amour va

