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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Londonien Londonien a écrit le 23 décembre 2017 à 20h57
Le Patrice Nganang écrivain engagé que beaucoup jugent sans connaître.

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Il nous est demandé en somme, d’accepter le fait accompli d’une politique qui aujourd’hui nous ramène à une vision tribale des citoyens que nous sommes, politique formulée en 1956 quand la république du Cameroun n’était que francophone, et qui organise la gestion publique des affaires de notre pays selon un axe Nord-Sud pour la satisfaction effective de la France – or cet axe est porteur de violences futures inévitables.

Dire que le Cameroun n’est pas seul dans cet enfer ! La Francophonie est devenue le Temple de la Tyrannie, avec ses présidents élus pour deux générations comme au Cameroun, ou ses démocraties héréditaires comme au Togo et au Gabon. Et pour cause ! Nous savons que la France est la seule ancienne puissance coloniale qui croit pouvoir nous maintenir silencieux infiniment au moyen de ses milliers de militaires postés ici et là en Afrique. Nous savons qu’elle ne recule pas devant des coups d’Etat constitutionnels ou militaires, pour imposer son ordre politique dans nos pays – et la centaine de coups d’Etats en Afrique depuis 1960 nous l’a appris. Nous avons vu en Côte d’Ivoire en 2002 qu’elle ne recule pas non plus devant une guerre civile quand il s’agit d’imposer sa manufacture politique de la gestion de nos pays, ou de défendre ses intérêts. Nous avons vu au Rwanda en 1994, qu’elle ne recule pas devant le soutien à des pouvoirs génocidaires, pour maintenir nos pays dans le giron francophone : et la politique de l’axe Nord-Sud n’a d’ailleurs été imposée dans notre pays qu’au prix du génocide bamiléké et bassa. Nous savons que c’est au Cameroun parce que coupé entre le français et l’anglais, que la bataille pour le futur de la francophonie en Afrique sera décidée, car c’est la géopolitique de notre pays autant que ses richesses, qui dicte la décision de Paris de nous transformer en indigènes, nous qui sommes pourtant nés citoyens. Mais nous savons aussi ceci : aucun fait accompli politique n’est éternel. La Nation camerounaise ne pourra pas éternellement être frustrée de ses droits. La bataille pour notre libération, si nous ne la menons pas aujourd’hui, nos enfants la mèneront demain. Aujourd’hui cependant, nous pouvons dire ceci avec certitude : la France a déjà perdu l’avenir en Afrique. Toute organisation qui ne reconnaît pas cette réalité est condam
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