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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Londonien Londonien a écrit le 23 décembre 2017 à 20h54
Le Patrice Nganang écrivain engagé que beaucoup jugent sans connaître.

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sur la base de ma collaboration parallèle à une plateforme, le Front Uni de la Diaspora Camerounaise, unissant de multiples organisations de la diaspora camerounaise, je puis dire ceci sans avoir peur de me tromper : la Nation camerounaise a été exclue des élections du 9 octobre. La Nation camerounaise, ce sont les 70% du peuple camerounais qui à l’intérieur, et les 99,5% qui à l’extérieur du Cameroun n’ont pas voté, chiffres précisés par deux organisations bien respectées d’observation des votes. Oui, monsieur le président, nous qui n’avons pas voté le 9 octobre 2011, nous sommes la Nation camerounaise.

Monsieur le président, j’ai demandé une audience, parce que je voulais vous dire de vive voix notre frustration, oui, notre colère d’avoir été ainsi privés de notre droit fondamental : la possibilité de choisir le dirigeant que nous voulons, pour le bien-être de notre pays. Je vous écris cette lettre parce que les violations de droits minimaux qui ont précédé l’élection du 9 octobre auraient rendu toute reconnaissance de ses résultats impossible : interdictions de conférences, kidnapping de leaders politiques, mise en résidence surveillée, fermeture des frontières du pays ; tout a été mis en œuvre par le pouvoir pour nous empêcher, pour empêcher la Nation camerounaise donc, de participer effectivement au choix de son dirigeant. Je vous écris cette lettre au lieu de vous dire ces vérités, parce qu’il m’a été prévenu que durant cette audience, je ne devrais pas vous parler de politique, mais de littérature. Cette note ne m’a cependant pas interdit de vous écrire de lettre sur la politique camerounaise – et je suis écrivain.

Monsieur le président, il nous est demandé aujourd’hui d’accepter le fait accompli de la victoire du tyran, bref, de vivre pendant sept ans avec la réalité du coup d’Etat constitutionnel qui a eu lieu au Cameroun. Il nous est demandé de prendre acte de l’écrasement de fait de la Nation camerounaise par un pouvoir qui aujourd’hui ne se maintient plus que par la force du BIR, le Bataillon d’Interventions Rapides. Il nous est demandé de consacrer par notre silence consentant, la subjugation de la Nation camerounaise, et surtout d’une partie d’elle, les Anglophones, à un ordre politique qui est basé sur le non-respect de nos droits fondamentaux. Il nous est
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