Cameroun : le procès de Patrice Nganang aurait “un caractère purement politiqueâ€
Par Antoine Oury, le 18.12.2017
Renvoyé au 19 janvier prochain, le procès de l'écrivain Patrice Nganang, au Cameroun, ce sera limité, vendredi dernier, à la lecture des chefs d'accusation le concernant. Tandis qu'une campagne appelant à la libération de l'auteur de Temps de chien s'organise, l'avocat de Patrice Nganang dénonce une procédure au « caractère purement politique
Vendredi, à Yaoundé, capitale du Cameroun, la première audience du procès médiatisé de l'écrivain Patrice Nganang aura duré 2 minutes, « le temps qu'on lui présente ce qu'on lui reproche », a expliqué Me Emmanuel Simh, l'avocat de l'auteur, à l'AFP. « Le ministère public a sollicité (et obtenu mardi) un renvoi au 19 janvier pour faire venir ses témoins », ajoute-t-il.
Interpelé le 6 décembre dernier, Patrice Nganang se voyait au départ reprocher une tribune publiée dans le journal Jeune Afrique, très critique vis-à -vis du gouvernement de Paul Biya. Après la découverte de deux passeports dans ses effets personnels, c'est une accusation d'« immigration illégale » qui pesait sur l'auteur. Finalement, comme l'indiquait le porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, c'est un message publié sur Facebook, à l'attention du président Paul Biya, qui aurait mené à l'arrestation de Nganang.
Cameroun : le procès de Patrice Nganang pour
“apologie de crime†et “menaces†reporté
« Je ne sais pas de quels témoins il s'agit dans une affaire où on critique un post sur Facebook. Je ne sais pas ce que les témoins viendront dire d'autre puisque les éléments qu'on lui reproche sont tous contenus dans ce post », a souligné Me Emmanuel Simh à la sortie de l'audience du vendredi 15 décembre. Outre les propos tenus sur Facebook, on lui reproche « les faits d'outrage à corps constitués notamment d'avoir écrit que les forces armées camerounaises sont mendiantes et indigentes parce qu'elles demandent des bières aux gens ».
Les opinions de Patrice Nganang sur le gouvernement de Paul Biya sont très médiatisées, au Cameroun et à l'international, et ce sont ces dernières qui auraient valu une arrestation à l'auteur. Pour l'avocat, « [o]n dit qu'il menace “quiconque de mort†par un post Facebook sans dire que c'est le président de République ». D'après Me Simh, c'est une « note » d
Par Antoine Oury, le 18.12.2017
Renvoyé au 19 janvier prochain, le procès de l'écrivain Patrice Nganang, au Cameroun, ce sera limité, vendredi dernier, à la lecture des chefs d'accusation le concernant. Tandis qu'une campagne appelant à la libération de l'auteur de Temps de chien s'organise, l'avocat de Patrice Nganang dénonce une procédure au « caractère purement politique
Vendredi, à Yaoundé, capitale du Cameroun, la première audience du procès médiatisé de l'écrivain Patrice Nganang aura duré 2 minutes, « le temps qu'on lui présente ce qu'on lui reproche », a expliqué Me Emmanuel Simh, l'avocat de l'auteur, à l'AFP. « Le ministère public a sollicité (et obtenu mardi) un renvoi au 19 janvier pour faire venir ses témoins », ajoute-t-il.
Interpelé le 6 décembre dernier, Patrice Nganang se voyait au départ reprocher une tribune publiée dans le journal Jeune Afrique, très critique vis-à -vis du gouvernement de Paul Biya. Après la découverte de deux passeports dans ses effets personnels, c'est une accusation d'« immigration illégale » qui pesait sur l'auteur. Finalement, comme l'indiquait le porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, c'est un message publié sur Facebook, à l'attention du président Paul Biya, qui aurait mené à l'arrestation de Nganang.
Cameroun : le procès de Patrice Nganang pour
“apologie de crime†et “menaces†reporté
« Je ne sais pas de quels témoins il s'agit dans une affaire où on critique un post sur Facebook. Je ne sais pas ce que les témoins viendront dire d'autre puisque les éléments qu'on lui reproche sont tous contenus dans ce post », a souligné Me Emmanuel Simh à la sortie de l'audience du vendredi 15 décembre. Outre les propos tenus sur Facebook, on lui reproche « les faits d'outrage à corps constitués notamment d'avoir écrit que les forces armées camerounaises sont mendiantes et indigentes parce qu'elles demandent des bières aux gens ».
Les opinions de Patrice Nganang sur le gouvernement de Paul Biya sont très médiatisées, au Cameroun et à l'international, et ce sont ces dernières qui auraient valu une arrestation à l'auteur. Pour l'avocat, « [o]n dit qu'il menace “quiconque de mort†par un post Facebook sans dire que c'est le président de République ». D'après Me Simh, c'est une « note » d

