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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Londonien Londonien a écrit le 19 décembre 2017 à 12h12
CETTE DAME EST LA FEMME DE FEU MONGO BETI.ELLE CONNAIT LA DIFFERENCE ENTRE UN VRAI INTELLECTUEL QU'ETAIT MONGO BETI ET LES AUTRES.REMARQUEZ SURTOUT QU'ELLE N'EST PAS BAMILEKE.LISEZ ET TAISEZ VOUS A JAMAIS.

Affaire Patrice Nganang... LA FEMME DE MONGO BETI, ODILE TOBNER, RÉPOND À ACHILLE MBEMBE ET OWONA NGUINI.
Pour Patrice Nganang.
J’ai lu avec consternation le texte publié par Achille Mbembe, avec lequel a fait chorus celui de Mathias Owona Nguini, à propos de l’arrestation et la séquestration arbitraire de l’écrivain Patrice Nganang. Je sais que les ego surdimensionnés de ces deux « sommités », ont été, en diverses circonstances, offensés par les propos de Patrice Nganang. Il s’agissait de polémiques anecdotiques, comme il y en a tant, en permanence, dans la vie littéraire ou intellectuelle, combats de coqs qui amusent un instant la galerie, qui « créent le buzz », pour parler le jargon à la mode. C’est sans aucun intérêt. Ce genre de débat ne vaut que par le talent des protagonistes et il faut avouer que cela ne volait pas bien haut, de toute part, dans ces cas d’espèce.

Mais que, dans les circonstances présentes, Mbembe et Owona Nguini à sa suite n’aient pas hésité à vomir publiquement et injurieusement leur ressentiment sur un homme emprisonné et lui infliger le coup de pied de l’âne est proprement inqualifiable. En cette occasion ils n’ont même pas eu la simple décence de se taire. Ne parlons pas en effet d’élégance, cette notion leur est totalement étrangère. Quant à l’éthique, alléguée par l’un d’eux, c’est un terme tellement galvaudé dans le ronflement oiseux du discours public, qu’on a honte de l’employer, mais, comme on dit, « le papier ne refuse pas l’encre ».

Les basses prestations de ces moulins à paroles ne vaudraient pas une ligne de commentaire si elles ne venaient lâchement mettre au second plan les auteurs de l’agression qu’a subie l’écrivain Patrice Nganang et faire oublier le scandale de la violence dont il est victime. Mbembe a beau demander sa libération, c’est, dans le contexte du contenu de son intervention, l’expression d’un jésuitisme, qui semble une marque essentielle de sa pensée. Le jésuitisme consiste à parer de mots aussi vertueux qu’alambiqués les conduites vulgairement opportunistes. Quant au délire verbeux d’Owona Nguini, il relève de la chasse à l’homme du plus bas étage, des aboiements aux ordres
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