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Laurent Esso Laurent Esso de Parrain de "minorites"? 🙂 a écrit le 16 décembre 2017 à 16h24
Il subsiste encore le cas Jean Marcel Dayas Mounoume pour ne prendre que cet exemple. L’ancien directeur général du Port autonome de Douala (PAD) apparait en effet comme un exceptionnel électron libre dans un champ dévastateur où le moindre soupçon d’atteinte à la fortune publique équivaut à un mandat de dépôt pour d’aucuns, avant même toute investigation judiciaire. Empêtré dans une affaire de détournement de près de 460 millions de FCFA, l’ex-Dg du PAD comparaît étonnamment libre de ses mouvements dans le procès y relatif ouvert au Tribunal criminel spécial (TCS) le 14 août 2014.

L’unique restriction exercée à son encontre jusqu’à l’heure est l’interdiction de sortie du territoire national décidée en mai 2013 par le procureur général près le TCS, Emile Zéphyrin Nsoga suite à des allégations persistantes faisant état d'une éventuelle tentative de l’ancien Dg de se soustraire à la justice en quittant le pays. En attendant son aboutissement, la procédure actuellement pendante devant le TCS contre l’ancien Dg pourrait cependant ne pas être déterminante pour le sort peu enviable qui se dessine contre lui.

Une nouvelle enquête judiciaire a en effet été ouverte contre Dayas Mounoume ; elle pourrait déboucher sur des effets dévastateurs. Celle investigation porte de façon globale sur sa gestion du PAD. Pour preuve de ce que le « traitement privilégié » a concédé jusqu’ici à Jean Marcel Dayas Mounoume par les autorités judiciaires agace jusqu’aux entournures au sommet de l’Etat, c’est le secrétaire général de la présidence de la République qui a cru devoir requérir l’éclairage du Minjustice « pour la très haute information du chef de l’Etat », le 16 septembre 2013. Petite curiosité tout de même, Laurent Esso n’y donnera suite que six mois plus tard, le 17 mars 2014. Il soumet alors à sa hiérarchie un « Rapport de vérification de la gestion du Port Autonome de Douala pour la période de 2008 à 2011 ».

Le Minjustice y dresse un état des « éléments substantiels » liés aux faits de détournements de deniers publics au PAD imputés aux « nommés Fai Yengo Francis, Dayas Mounoume Jean Marcel et autres, respectivement ex-président du Conseil d’administration et exdirecteur général de cette entreprise publique ». Les aspects portant sur « Le marché de dragage du chenal, des quais et darses du PAD, passés avec la société Boscampos, Sdca et
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