Avec tout ce que je lis sur Nganang depuis six jours, je sais que lorsqu'on me foutra au gnouf, des gens diront ces mots :
- c'est bien fait pour Man Bene.
- il se prenait trop la tête.
- Il croyait être devenu Tarzan ou Robin des bois.
- son doctorat lui donnait des ailes qu'en plus il n'avait pas.
- que sa folie de pensée critique vienne donc à son secours maintenant.
- que ses fans viennent donc le sortir de Kondengui.
- comme il est bête, le minable Man Bene. Etc etc etc etc.
-
Voilà un court florilège de ce qu'on dira de moi. Ils oublieront une chose qui pour moi est essentielle. Quand on a les moyens de lire le monde et de l'interroger, parler devient un devoir humain, humaniste même, et catégorique. Voilà pourquoi je pense à haute voix. Ce n'est pas pour jouer les stars ou pour jouer avec le feu. D'ailleurs, le pompier ne fuit pas le feu. Il fait face au feu dans le but de l'éteindre. Il arrive parfois qu'il se brûle ou y laisse sa vie. Qui pour faire le reproche à ce pompier que « toi-même tu faisais quoi pour penser que tu allais éteindre le feu-là ? » C'était son devoir. POINT!
Conclusion
Le rôle de l'intellectuel en Afrique n'est pas suffisamment bien compris. C'est pourquoi il importe encore d'en expliquer la raison d'être et la nécessité. L'Afrique a plus que jamais besoin d'actionner la pensée critique et le penseur critique est condamné à jouer son rôle. C'est ce que Nganang fait. Et c'est ce que d'autres, peut-être moins médiatisés que lui font et doivent continuer de faire. On n'emprisonne pas le vent.
- c'est bien fait pour Man Bene.
- il se prenait trop la tête.
- Il croyait être devenu Tarzan ou Robin des bois.
- son doctorat lui donnait des ailes qu'en plus il n'avait pas.
- que sa folie de pensée critique vienne donc à son secours maintenant.
- que ses fans viennent donc le sortir de Kondengui.
- comme il est bête, le minable Man Bene. Etc etc etc etc.
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Voilà un court florilège de ce qu'on dira de moi. Ils oublieront une chose qui pour moi est essentielle. Quand on a les moyens de lire le monde et de l'interroger, parler devient un devoir humain, humaniste même, et catégorique. Voilà pourquoi je pense à haute voix. Ce n'est pas pour jouer les stars ou pour jouer avec le feu. D'ailleurs, le pompier ne fuit pas le feu. Il fait face au feu dans le but de l'éteindre. Il arrive parfois qu'il se brûle ou y laisse sa vie. Qui pour faire le reproche à ce pompier que « toi-même tu faisais quoi pour penser que tu allais éteindre le feu-là ? » C'était son devoir. POINT!
Conclusion
Le rôle de l'intellectuel en Afrique n'est pas suffisamment bien compris. C'est pourquoi il importe encore d'en expliquer la raison d'être et la nécessité. L'Afrique a plus que jamais besoin d'actionner la pensée critique et le penseur critique est condamné à jouer son rôle. C'est ce que Nganang fait. Et c'est ce que d'autres, peut-être moins médiatisés que lui font et doivent continuer de faire. On n'emprisonne pas le vent.

