suite le MBEMBE QUE LES RDPCISTES ADORENT LOOOOL
En formulant ses revendications en termes identitaires – et à l’intérieur d’un paradigme purement colonial –, elle n’a pas su s’attirer la sympathie des citoyens africains qui ne se reconnaissent ni dans la britannité, ni dans la francité.
Le véritable problème national camerounais est celui de la décolonisation de l’Etat, de sa transformation en Etat de droit et de sa radicale démocratisation. Le Cameroun n’a besoin ni d’un Etat francophone, ni d’un Etat anglophone, mais d’un Etat panafricain décolonisé, multiculturel, multilingue, et démocratique.
Une partie de l’opinion anglophone estime que la constitution camerounaise ne garantit plus ni les moyens de leur développement, ni la protection de leur identité, encore moins l’avenir de leurs enfants. Elle estime ne tirer aucun bénéfice de son appartenance au Cameroun qui justifierait le maintien du lien. Devant ce constat et la répression en cours, beaucoup ont conclu qu’il ne leur restait plus qu’à se constituer en Etat souverain.
Sont-ils prêts à payer le coût, sans doute exorbitant, d’une sécession ?
Construction d’un nouvel Etat
L’option de la sécession écartée, reste celle de la refonte de la forme Etat. Une telle refonte passe par la réforme de la Constitution et des institutions. En effet, la seule façon d’éviter la sécession et de sauvegarder l’unité du pays est la mise en place d’une régionalisation authentique et radicale, voire d’une fédération élargie, fonctionnant selon le principe du gouvernement coopératif.
Une nouvelle Constitution fixerait le champ de compétence des régions. Pour assurer leur autonomie, celles-ci disposeraient, par exemple, de conseils élus et pourraient être chargées de domaines tels que l’éducation, les institutions municipales, une partie de l’architecture juridique reformée et les travaux publics.
Une nouvelle répartition fiscale permettrait aux communautés locales de bénéficier de l’exploitation des ressources du sol et du sous-sol local. Un système de péréquation permettrait de veiller à l’équilibre entre les régions nanties et les régions moins prospères.
« LA SEULE FAÇON D’ÉVITER LA SÉCESSION ET DE SAUVEGARDER L’UNITÉ EST UNE RÉGIONALISATION AUTHENTIQUE ET RADICALE »
Une Charte des droits et des libertés constituerait le socle d’un véritable Etat de droit. La construction de
En formulant ses revendications en termes identitaires – et à l’intérieur d’un paradigme purement colonial –, elle n’a pas su s’attirer la sympathie des citoyens africains qui ne se reconnaissent ni dans la britannité, ni dans la francité.
Le véritable problème national camerounais est celui de la décolonisation de l’Etat, de sa transformation en Etat de droit et de sa radicale démocratisation. Le Cameroun n’a besoin ni d’un Etat francophone, ni d’un Etat anglophone, mais d’un Etat panafricain décolonisé, multiculturel, multilingue, et démocratique.
Une partie de l’opinion anglophone estime que la constitution camerounaise ne garantit plus ni les moyens de leur développement, ni la protection de leur identité, encore moins l’avenir de leurs enfants. Elle estime ne tirer aucun bénéfice de son appartenance au Cameroun qui justifierait le maintien du lien. Devant ce constat et la répression en cours, beaucoup ont conclu qu’il ne leur restait plus qu’à se constituer en Etat souverain.
Sont-ils prêts à payer le coût, sans doute exorbitant, d’une sécession ?
Construction d’un nouvel Etat
L’option de la sécession écartée, reste celle de la refonte de la forme Etat. Une telle refonte passe par la réforme de la Constitution et des institutions. En effet, la seule façon d’éviter la sécession et de sauvegarder l’unité du pays est la mise en place d’une régionalisation authentique et radicale, voire d’une fédération élargie, fonctionnant selon le principe du gouvernement coopératif.
Une nouvelle Constitution fixerait le champ de compétence des régions. Pour assurer leur autonomie, celles-ci disposeraient, par exemple, de conseils élus et pourraient être chargées de domaines tels que l’éducation, les institutions municipales, une partie de l’architecture juridique reformée et les travaux publics.
Une nouvelle répartition fiscale permettrait aux communautés locales de bénéficier de l’exploitation des ressources du sol et du sous-sol local. Un système de péréquation permettrait de veiller à l’équilibre entre les régions nanties et les régions moins prospères.
« LA SEULE FAÇON D’ÉVITER LA SÉCESSION ET DE SAUVEGARDER L’UNITÉ EST UNE RÉGIONALISATION AUTHENTIQUE ET RADICALE »
Une Charte des droits et des libertés constituerait le socle d’un véritable Etat de droit. La construction de

