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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Londonien Londonien a écrit le 13 décembre 2017 à 11h40
suite DE PAPA MBEMBE QUE LES RDPCISTES AIMENT AUJOURDHUI LOOOOOOOOOOL

En réalité, tout est prétexte à détournements et surévaluations, qu’il s’agisse de la gestion des projets, des activités de passation et d’exécution des marchés publics, des indemnisations de tout genre ou des transactions au titre

Les crédits alloués aux ministères, délégués aux régions ou transférés aux collectivités territoriales ne sont guère épargnés. En trente-cinq ans de règne, le nombre de marchés passés de gré à gré et celui des chantiers abandonnés se compte par centaines de milliers. En 2011, un document de la Commission nationale anti-corruption estimait qu’entre 1998 et 2004, au moins 2,8 milliards d’euros de recettes publiques avaient été détournés.

L’impossible révolte par les urnes
La démocratisation du droit de ponctionner est telle que la corruption sévit à tous les niveaux de la société. Une partie du tissu social et culturel s’articulant non pas autour d’institutions impersonnelles, mais de rapports sociaux privatisés, marchandage et micro-arnaque sont devenus la norme. La corruption est devenue un véritable système de redistribution sociale en même temps que le facteur structurant des inégalités entre régions et tribus.

L’instrumentalisation des institutions étatiques et de toute parcelle de pouvoir et d’autorité a des fins personnelles, familiales et tribales étant devenue la règle, la lutte politique est réduite à une lutte pour l’accès aux gisements de corruption. Les rapports de faveur priment sur la loi. Tout, systématiquement, peut être vendu ou acheté. D’où l’étiolement de toute notion de service public.

« LA DÉMOCRATISATION DU DROIT DE PONCTIONNER EST TELLE QUE LA CORRUPTION SÉVIT À TOUS LES NIVEAUX DE LA SOCIÉTÉ. LES RAPPORTS DE FAVEUR PRIMENT SUR LA LOI. »
Vexé ou lésé, l’on ne peut que rarement faire appel à la loi. L’Etat de droit n’étant qu’une fiction aux fins de propagande externe, seule compte la volonté du prince, qui fait force de loi, et celle des puissants dont les citoyens ne sont que des créatures.

On mesure aujourd’hui à quel point ce régime de ponction généralisée et d’abandon a fini par faire de l’Etat une menace contre laquelle individus et communautés locales cherchent à se protéger, faute de pouvoir à leur tour l’utiliser comme un moyen de survie, d’ascension sociale ou d’enrichissement. Intég
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