CAIN SOUS LES TROPIQUES
Histoire et hystérie
Par Achille Mbembe
On ne peut pas être de tous les combats...
En Vérité
J’aurais voulu, cette fois-ci, non pas m’abstenir, mais me tenir à l’écart, et pour toutes sortes de raisons que j’aurais voulu ne point répéter ici, par respect pour tous.
Mais puisque, de toutes parts, on me somme de prendre position ou de m’expliquer, je vais le faire, et en vérité.
Nganang Patrice? Voici en effet un personnage que je n’ai jamais rencontré de ma vie, mais qui, par la force des circonstances, m’a forcé à ne nourrir à son égard qu’aversion et dédain, indifférence et mépris.
Le Sujet Délirant
Dans la plupart de ces interventions sans aucun lien avec ses fonctions académiques ou d’écrivain, il s’agissait de propos de caniveaux, tout à fait incohérents, symptomatiques non pas d’une écriture fut-elle surréaliste, mais d’une vie manifestement blessée. Blessure contre névrose, diraient les neuro-psychanalystes. En effet, l’on n’avait affaire ni à un écrivain, ni a de la littérature.
L’on avait affaire à un sujet délirant, voire hallucine, ou peut-être les deux à la fois, dont chaque mot et chaque phrase témoignaient d’un profond traumatisme en même temps que d’une extraordinaire propension mimétique à faire souffrir. Dans ces propos ou se mêlaient sadisme, masochisme, pulsions tribalistes et pulsions de destruction, sexualité perverse, obsession des testicules et autres combats contre toutes sortes de moulins à vent, étaient charriées toutes sortes de choses plus propres à l’observation clinique qu’a la critique proprement académique.
... il a entrepris de monter contre moi une odieuse et interminable cabale faite de calomnies, de mensonges éhontés, d’attaques ad hominem, qui m’ont obligé à un moment de recourir à un avocat, avant que plusieurs aînés ne me supplient de retirer ma plainte...
FAIRE UNE PLACE AU FOU PARMI NOUS
Monsieur Nganang Patrice en est la dernière victime. Presque collatérale puisqu’en rigueur de terme, il ne représente aucune menace objective pour le régime de Monsieur Paul Biya. Mais n’a-t-il pas juré qu’il abattrait volontiers l’autocrate (une balle à la face) si jamais il se retrouvait devant lui, un fusil à la main? Esbroufe si on veut être généreux. Exemple caractérisé de schizophrénie si on veut être sérieux. Et donc, pour ce qui me concerne, chaque jour suppl
Histoire et hystérie
Par Achille Mbembe
On ne peut pas être de tous les combats...
En Vérité
J’aurais voulu, cette fois-ci, non pas m’abstenir, mais me tenir à l’écart, et pour toutes sortes de raisons que j’aurais voulu ne point répéter ici, par respect pour tous.
Mais puisque, de toutes parts, on me somme de prendre position ou de m’expliquer, je vais le faire, et en vérité.
Nganang Patrice? Voici en effet un personnage que je n’ai jamais rencontré de ma vie, mais qui, par la force des circonstances, m’a forcé à ne nourrir à son égard qu’aversion et dédain, indifférence et mépris.
Le Sujet Délirant
Dans la plupart de ces interventions sans aucun lien avec ses fonctions académiques ou d’écrivain, il s’agissait de propos de caniveaux, tout à fait incohérents, symptomatiques non pas d’une écriture fut-elle surréaliste, mais d’une vie manifestement blessée. Blessure contre névrose, diraient les neuro-psychanalystes. En effet, l’on n’avait affaire ni à un écrivain, ni a de la littérature.
L’on avait affaire à un sujet délirant, voire hallucine, ou peut-être les deux à la fois, dont chaque mot et chaque phrase témoignaient d’un profond traumatisme en même temps que d’une extraordinaire propension mimétique à faire souffrir. Dans ces propos ou se mêlaient sadisme, masochisme, pulsions tribalistes et pulsions de destruction, sexualité perverse, obsession des testicules et autres combats contre toutes sortes de moulins à vent, étaient charriées toutes sortes de choses plus propres à l’observation clinique qu’a la critique proprement académique.
... il a entrepris de monter contre moi une odieuse et interminable cabale faite de calomnies, de mensonges éhontés, d’attaques ad hominem, qui m’ont obligé à un moment de recourir à un avocat, avant que plusieurs aînés ne me supplient de retirer ma plainte...
FAIRE UNE PLACE AU FOU PARMI NOUS
Monsieur Nganang Patrice en est la dernière victime. Presque collatérale puisqu’en rigueur de terme, il ne représente aucune menace objective pour le régime de Monsieur Paul Biya. Mais n’a-t-il pas juré qu’il abattrait volontiers l’autocrate (une balle à la face) si jamais il se retrouvait devant lui, un fusil à la main? Esbroufe si on veut être généreux. Exemple caractérisé de schizophrénie si on veut être sérieux. Et donc, pour ce qui me concerne, chaque jour suppl

