suite
?Notre pays ne s’en sortira pas de cette guerre qui devant nous compte ses morts, sans un nouveau contrat social. L’écriture d’une nouvelle Constitution est au fond, ce qui agite le Cameroun anglophone, quel que soit la tendance de sa demande. Or, une Constitution étant écrite, nous revenons, ici aussi, sur le besoin formulé, d’une nouvelle écriture, et donc, sur la nécessité de l’écrivain comme concierge de la République. Il s’agit ici en effet de la fondation d’une nouvelle République, une qui ait dans ses pulsations, le respect de la liberté de chacun de nous, de devenir ce qu’il est. Qu’une telle République ne soit possible que dans la mesure où sa parturition met en branle la sagacité, l’imagination, des enfants de ce pays, est une évidence. Qu’elle ne soit possible que sur les cendres de ce régime est hors de discussion. Et que finalement elle ne soit vraiment réalisable que lorsque Biya aura rejoint la place qui l’attend à kondengui n’a plus besoin d’être discuté. Combien de gens de bien seront-ils incarcérés ou perdront la vie pour la défense d’un régime condamné déjà ? La réponse à cette question de plus en plus échappe aux camerounais pour se résumer entre les mains des soldats – militaires, gendarmes, policiers – à qui le renouveau donne l’ordre de tuer. Notre libération collective commencera le jour où, comme une fois à Bamenda, ils vont plutôt répondre à leur devoir professionnel, et donc citoyen, de se mettre au côté du peuple camerounais. Ce jour-là , la Nation se lèvera enfin sur la République et le tyran prendra la fuite.
PJ, Yaoundé, le 09/12/2017
?Notre pays ne s’en sortira pas de cette guerre qui devant nous compte ses morts, sans un nouveau contrat social. L’écriture d’une nouvelle Constitution est au fond, ce qui agite le Cameroun anglophone, quel que soit la tendance de sa demande. Or, une Constitution étant écrite, nous revenons, ici aussi, sur le besoin formulé, d’une nouvelle écriture, et donc, sur la nécessité de l’écrivain comme concierge de la République. Il s’agit ici en effet de la fondation d’une nouvelle République, une qui ait dans ses pulsations, le respect de la liberté de chacun de nous, de devenir ce qu’il est. Qu’une telle République ne soit possible que dans la mesure où sa parturition met en branle la sagacité, l’imagination, des enfants de ce pays, est une évidence. Qu’elle ne soit possible que sur les cendres de ce régime est hors de discussion. Et que finalement elle ne soit vraiment réalisable que lorsque Biya aura rejoint la place qui l’attend à kondengui n’a plus besoin d’être discuté. Combien de gens de bien seront-ils incarcérés ou perdront la vie pour la défense d’un régime condamné déjà ? La réponse à cette question de plus en plus échappe aux camerounais pour se résumer entre les mains des soldats – militaires, gendarmes, policiers – à qui le renouveau donne l’ordre de tuer. Notre libération collective commencera le jour où, comme une fois à Bamenda, ils vont plutôt répondre à leur devoir professionnel, et donc citoyen, de se mettre au côté du peuple camerounais. Ce jour-là , la Nation se lèvera enfin sur la République et le tyran prendra la fuite.
PJ, Yaoundé, le 09/12/2017

