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Londonien Londonien a écrit le 24 novembre 2017 à 10h53
CA C'EST DU LEADERSHIP ET NON LE RESULTAT DU PILLAGE DU CONGO

Santé: le succès rwandais


La politique, innovante, de Kigali en matière de santé publique est une réussite. Bruno Meessen (Institut de médecine tropicale d’Anvers) nous dit pourquoi.

Bruno Meessen, chercheur à l’Institut de médecine tropicale d’Anvers, a coordonné un supplément(1) de la revue médicale internationale “Health Policy and Planning” d’octobre, financé par l’Unicef et consacré aux politiques de gratuité des soins de santé menées dans les pays pauvres ou à moyen revenu. M. Meessen, qui travaille depuis quelques années sur ce thème, a accepté de répondre aux questions de “La Libre Belgique”, orientées plus spécifiquement sur le Rwanda et le Burundi, deux des quatorze sujets traités dans le supplément.

Bruno Meessen souligne tout d’abord qu’il existe dans ces pays un débat qui reproduit, en gros, celui des pays européens, entre ceux qui sont pour la gratuité des soins (système britannique, où l’Etat est propriétaire de toutes les infrastructures, mais qui se montre, ces dernières années, incapable de soigner tout le monde dans des délais raisonnables) et ceux qui préfèrent l’établissement de mutuelles (système continental d’assurance santé).

” Au cours des dernières années, on a vu que la Grande-Bretagne pousse ses partenaires du tiers-monde à reproduire son système, tandis que la Belgique, la France ou le Bureau international du Travail poussent au système des mutuelles”, explique le chercheur.

” C’est l’Ouganda qui avait lancé la gratuité des soins en Afrique, en 2001. Mais cette politique revient très cher. Et on arrive au paradoxe que se soigner est finalement plus cher qu’auparavant pour les Ougandais parce qu’en raison du coût, pour l’Etat, de cette gratuité des soins, il y a de nombreuses ruptures de stocks de médicaments, ce qui oblige les patients à acquérir leurs médicaments dans le privé, où c’est bien plus cher.”

Depuis, l’exemple ougandais a été suivi dans d’autres pays, “souvent dans la chaleur d’une campagne électorale ; les techniciens sont placés devant le fait accompli – comme ce fut le cas, en 2006, au Burundi”, après la décision du président Nkurunziza, nouvellement élu, de l’imposer. Un des articles du supplément coordonné par M. Meessen rapporte les difficultés d’un directeur d’hôpital en la matière.

” De
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