Un feu d`artifice crée un mouvement de panique à Abidjan, un ministre à la télévision
AFP - 8/20/2005 10:07:31 PM
Un feu d'artifice a créé un bref mouvement de panique samedi soir dans plusieurs quartiers d'Abidjan, entraînant l'intervention à la télévision nationale du ministre de la Sécurité et du chef d'état-major des armées ivoiriennes.
Vers 21H00, des pétards et des feux d'artifice ont été tirés dans le quartier de Treichville (sud), près des ponts traversant la lagune qui sépare le nord du sud de la ville, a-t-on constaté.
Le feu d'artifice a été suivi de quelques brèves rafales de tirs d'armes automatiques, notamment au quartier voisin du Plateau.
Ces détonations ont entraîné un bref mouvement de panique dans plusieurs quartiers de la capitale économique, notamment à Cocody, quartier de la résidence du président Laurent Gbagbo, où des commerces ont fermé leur porte précipitamment et des groupes de jeunes ont commencé à se rassembler et à ériger des barrages sur les routes.
Une heure plus tard, le ministre de la Sécurité, Martin Bléou, et le chef d'état-major des forces loyalistes, le général Philippe Mangou, sont intervenus à la Radio-télévision ivoirienne (RTI) pour calmer les esprits.
"Une telle situation n'a pas manqué d'être source de perturbations, de troubles et de panique générale. Les conséquences sont incalculables, imprévisibles, la peur s'est emparée des populations", a expliqué M. Bléou.
"Compte tenu de la situation tendue et des informations qui nous parviennent au quotidien laissant entendre qu'une attaque était imminente, bien des personnes et nous mêmes avons été amenés à penser que c'était là l'attaque qui avait commencé", a-t-il reconnu M. Bléou.
Cet incident s'est déroulé au lendemain d'une déclaration d'un ancien chef d'état-major de l'armée limogé en novembre 2004, le général Mathias Doué, qui a annoncé son retour prochain en Côte d'Ivoire et a menacé de "faire partir" le président Gbagbo "par tous les moyens".
Ces menaces ont fait monter la tension dans le pays, dans un climat politique déjà délétère, et en pleine paranoïa du coup d'Etat.
"Ces détonations n'étaient pas la manifestation d'une attaque extérieure, mais plutot des feux d'artifice qui étaient tirés depuis le palais de la culture à Treichville, dans le cadre" d'une fête commerciale, a précisé le ministre.
Affirmant ne pas avoir été informé au préalable du feu d'artifice, le ministre Bléou a indi
AFP - 8/20/2005 10:07:31 PM
Un feu d'artifice a créé un bref mouvement de panique samedi soir dans plusieurs quartiers d'Abidjan, entraînant l'intervention à la télévision nationale du ministre de la Sécurité et du chef d'état-major des armées ivoiriennes.
Vers 21H00, des pétards et des feux d'artifice ont été tirés dans le quartier de Treichville (sud), près des ponts traversant la lagune qui sépare le nord du sud de la ville, a-t-on constaté.
Le feu d'artifice a été suivi de quelques brèves rafales de tirs d'armes automatiques, notamment au quartier voisin du Plateau.
Ces détonations ont entraîné un bref mouvement de panique dans plusieurs quartiers de la capitale économique, notamment à Cocody, quartier de la résidence du président Laurent Gbagbo, où des commerces ont fermé leur porte précipitamment et des groupes de jeunes ont commencé à se rassembler et à ériger des barrages sur les routes.
Une heure plus tard, le ministre de la Sécurité, Martin Bléou, et le chef d'état-major des forces loyalistes, le général Philippe Mangou, sont intervenus à la Radio-télévision ivoirienne (RTI) pour calmer les esprits.
"Une telle situation n'a pas manqué d'être source de perturbations, de troubles et de panique générale. Les conséquences sont incalculables, imprévisibles, la peur s'est emparée des populations", a expliqué M. Bléou.
"Compte tenu de la situation tendue et des informations qui nous parviennent au quotidien laissant entendre qu'une attaque était imminente, bien des personnes et nous mêmes avons été amenés à penser que c'était là l'attaque qui avait commencé", a-t-il reconnu M. Bléou.
Cet incident s'est déroulé au lendemain d'une déclaration d'un ancien chef d'état-major de l'armée limogé en novembre 2004, le général Mathias Doué, qui a annoncé son retour prochain en Côte d'Ivoire et a menacé de "faire partir" le président Gbagbo "par tous les moyens".
Ces menaces ont fait monter la tension dans le pays, dans un climat politique déjà délétère, et en pleine paranoïa du coup d'Etat.
"Ces détonations n'étaient pas la manifestation d'une attaque extérieure, mais plutot des feux d'artifice qui étaient tirés depuis le palais de la culture à Treichville, dans le cadre" d'une fête commerciale, a précisé le ministre.
Affirmant ne pas avoir été informé au préalable du feu d'artifice, le ministre Bléou a indi

