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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Tchato de Vincennes Tchato de Vincennes a écrit le 30 juillet 2017 à 23h41
Imaginez donc la réalité de chez nous ».

Il faut dire qu’à la suite de cette position tranchée, une fortune ne peut être évaluée dans un pays où il n’existe aucune institution qui lui attribue sa valeur réelle. Il faut remarquer qu’ici on parle de la valeur d’un bien et non de son coût. Un distinguo doit être établi entre le coût et la valeur d’un bien. Ce postulat suffit à laisser interrogateur les esprits un peu perdus ne comprenant pas très bien cette différence qui, pourtant, en finance, se conçoit très bien en ces termes : « En finance, ce n'est pas le coût des choses qui comptent, mais leur valeur. Pour dire simplement, pour les profanes de la finance, un actif ou un bien (supposons un terrain ou un tableau) peut vous couter 100 FCFA, mais les financiers peuvent estimer qu'il ne vaut que 70 FCFA ou 130 FCFA. Pour le financier c'est cette valeur à la hausse ou à la baisse qui compte. Cette valeur évolue ou fluctue avec le temps en fonction de variables ou de paramètres économiques. La valeur est le prix que le marché (les potentiels investisseurs) est prêt à accorder à votre bien, le prix traduisant ici la perception du rendement qu'ont les investisseurs dudit bien. Or cette valeur ne peut être établie que par un marché organisé de valeurs mobilières ou de produits à terme (matières premières). Seul un marché financier, par exemple, peut donner la valeur financière d'une entreprise que possède quelqu'un ou d'un champ de maïs ou de blé. Le compte en banque même n'est pas un critère déterminant pour classer les riches ou les fortunes (il est de notoriété publique, par exemple, que Bill Gates ne possède pas plus de 1000 dollars en cash dans son compte pourtant il est l'homme le plus riche du monde) ».

En plus de ces tares les plus attristantes des économies des pays pauvres, il est impératif de mettre en exergue ici un système de fraude insidieuse qui ne permettrait pas de retracer, avec exactitude, l’origine et la propriété des biens. Cette affirmation de Claude Abaté qui ne sont que des secrets de polichinelle, donne tout de même froid au dos : « Si on ajoute à tout ceci que nos hommes d'affaires ou nos riches, pour des raisons de sécurité ou fiscales, ne déclarent pas toujours tous leurs biens, on comprend toute la difficulté qu'il y ait à saisir ou à maîtriser la fortune des gens. Sans compter que beaucoup d'hommes d'affaires de chez nous ne sont souven
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