Il s’agit là d’un véritable système colonial, que dire, un système esclavagiste dans lequel nous acceptons nous-mêmes d’aller nous engouffrer. C’est de cela qu’il s’agit. Malheureusement, notre mauvaise gouvernance, je veux dire la gouvernance de ceux qui sont en train de nous diriger aujourd’hui qui sont appelés à partir parce qu’il faut qu’ils partent. Ils sont fatigués, ils ne peuvent plus apporter de solutions aux problèmes du Cameroun. Ils volent, ils pillent. Regardez un peu, comment nous pouvons aller nous endetter aujourd’hui pour six cent millions de dollars, équivalent d’un peu plus de trois cent milliards de Francs CFA. Lorsque nous utilisons l’argent que nous empruntons ici et là -bas pour construire le stade Paul Biya à près de 150 milliards ; lorsque nous construisons un stade à Japoma à près de 150 milliards de nos francs ; lorsque nous allons commander la fabrication des ordinateurs en Chine à près de 75 milliards, lorsque nous avons une masse salariale de près de 75 milliards de Francs CFA, surtout qu’il faut noter qu’il s’agit très souvent des salaires fictifs. Il s’agit d’un système de détournement avec le football. Vous savez combien de personnes vont à une compétition de football ? Je pense que l’ajustement structurel devait venir de nous-mêmes. Nous sommes capables de résoudre nous-mêmes nos problèmes mais il faut bien le dire, ce ne sera pas avec ceux qui nous gouvernent aujourd’hui, qui ont montré leurs limites, ils ont montré qu’ils ont vieilli aussi bien en eux-mêmes que dans le système qui est le leur. Est-ce qu’on ne peut pas espérer qu’il y a une correction dans les habitudes de gouvernance camerounaises. Vous le dites, il y a des solutions endogènes qui peuvent être expérimentées, est-ce qu’on ne peut pas commencer aujourd’hui par la réduction du train de vie de l’Etat. Comment faire avec ceux qui nous gouvernent et qui sont toujours là et qui ne semblent pas encore prêts à partir ? En attendant que ceux qui sont au pouvoir partent, il y a des solutions comme d’ailleurs le programme d’ajustement structurel qu’on nous impose.

