Chili, Hongrie, Espagne... l'identité de jeu existe bien dans le football de sélections
La semaine dernière, Didier Deschamps s'insurgeait à la suite d'une question dans nos colonnes. «C'est quoi une identité de jeu, à part des mots ?» Pourtant, des sélections nationales ont bien réussi à la mettre en place.
En préambule, il faut préciser ce qu'on entend par identité de jeu. Au-delà d'un système (4-3-3, 4-4-2...), ce sont les intentions identifiables d'une équipe. Le style de passes (court, long, direct), le pressing (intensité, durée, hauteur), la position du bloc équipe, le mouvement général, le rôle des joueurs et leur nombre derrière le ballon sont autant de caractéristiques qui sont rattachées à l'identité de jeu.
Le Chili de Bielsa et Sampaoli
Le tacticien Marcelo Bielsa a créé une équipe qui a enchanté de nombreux observateurs lors du Mondial 2010. Son disciple Jorge Sampaoli a perpétué sa tradition à la Coupe du monde 2014. «J'ai surtout repris ce que Marcelo Bielsa avait fait sur les qualifications précédentes. Les joueurs avaient gardé en mémoire ce qui avait été fait au cours de ce cycle, avait expliqué à FIFA.com celui qui est désormais sélectionneur de l'Argentine (...) J'ai eu la tâche facile car j'ai les idées de Bielsa en tête depuis les années 1990. C'était plus facile de transmettre la philosophie d'un entraîneur auquel je m'identifie dans le mode d'expression et la façon de ressentir le football.»
Les deux équipes ont un esprit qui colle avant tout à la mentalité travailleuse chilienne. Comme on peut le voir en vidéo ci-dessus, le pressing est très intense même très haut dans la moitié de terrain adverse pour permettre une récupération rapide. Le porteur du ballon tout comme les destinataires potentiels sont visés. Grâce à ce bloc très haut, la transition offensive est courte après la récupération. La construction du jeu passe prioritairement par les côtés. Le but est toujours de créé le surnombre. Il n'y a que quatre joueurs derrière le ballon en phase offensive.
Le football total de la Hongrie et des Pays-Bas
La première sélection à utiliser une philosophie de jeu qui sera appelée plus tard "football total" a été la Hongrie des années 50. Gusztav Sebes encourageait ses joueurs à être polyvalents et le système de jeu en WM (trois défenseurs, deux pistons, deux milieux, trois attaquants) permettait à son équipe de
La semaine dernière, Didier Deschamps s'insurgeait à la suite d'une question dans nos colonnes. «C'est quoi une identité de jeu, à part des mots ?» Pourtant, des sélections nationales ont bien réussi à la mettre en place.
En préambule, il faut préciser ce qu'on entend par identité de jeu. Au-delà d'un système (4-3-3, 4-4-2...), ce sont les intentions identifiables d'une équipe. Le style de passes (court, long, direct), le pressing (intensité, durée, hauteur), la position du bloc équipe, le mouvement général, le rôle des joueurs et leur nombre derrière le ballon sont autant de caractéristiques qui sont rattachées à l'identité de jeu.
Le Chili de Bielsa et Sampaoli
Le tacticien Marcelo Bielsa a créé une équipe qui a enchanté de nombreux observateurs lors du Mondial 2010. Son disciple Jorge Sampaoli a perpétué sa tradition à la Coupe du monde 2014. «J'ai surtout repris ce que Marcelo Bielsa avait fait sur les qualifications précédentes. Les joueurs avaient gardé en mémoire ce qui avait été fait au cours de ce cycle, avait expliqué à FIFA.com celui qui est désormais sélectionneur de l'Argentine (...) J'ai eu la tâche facile car j'ai les idées de Bielsa en tête depuis les années 1990. C'était plus facile de transmettre la philosophie d'un entraîneur auquel je m'identifie dans le mode d'expression et la façon de ressentir le football.»
Les deux équipes ont un esprit qui colle avant tout à la mentalité travailleuse chilienne. Comme on peut le voir en vidéo ci-dessus, le pressing est très intense même très haut dans la moitié de terrain adverse pour permettre une récupération rapide. Le porteur du ballon tout comme les destinataires potentiels sont visés. Grâce à ce bloc très haut, la transition offensive est courte après la récupération. La construction du jeu passe prioritairement par les côtés. Le but est toujours de créé le surnombre. Il n'y a que quatre joueurs derrière le ballon en phase offensive.
Le football total de la Hongrie et des Pays-Bas
La première sélection à utiliser une philosophie de jeu qui sera appelée plus tard "football total" a été la Hongrie des années 50. Gusztav Sebes encourageait ses joueurs à être polyvalents et le système de jeu en WM (trois défenseurs, deux pistons, deux milieux, trois attaquants) permettait à son équipe de

