@Londonien
Pris sur le net, pour ceux qui ne connaîtrait pas son histoire :
À sa naissance, Marcel Desailly (qui porte alors le nom d'Odenkey Abbey) n'est pas reconnu par son père biologique3. À Accra, grand port ghanéen, il déambule dans les rues de la ville aux côtés de son demi-frère Seth Adonkor. Sa mère Elizabeth Addy, caissière dans un magasin de la ville, ne supporte pas d'être la cinquième roue du carrosse d'un mari polygame, le père d'Odenkey. Elle fait la connaissance de Marcel Édouard Georges Desailly, un fonctionnaire français du ministère des affaires étrangères, qu'elle décide de suivre en France en 1972, lorsque celui-ci se voit offrir une retraite anticipée à Nantes4,5.
Dans les beaux quartiers de Procé, l'enfant continue de courir et trouve vite ses repères. Son beau-père lui offre une nouvelle identité : Marcel Desailly junior. Il ne revoit son père biologique qu'une seule fois, à sa majorité : « je l'ai salué et c'est tout. Mon vrai père, c'est Monsieur Desailly. Je dis Monsieur par respect, parce que c'est lui qui m'a adopté, m'a donné ma chance ». Il intègre l'école privée Gaston-Serpette et se familiarise avec la langue française alors qu'à la maison il continue à parler le ghain ou l'anglais. Alors qu'il tourne en rond en rentrant de l'école, sa mère lui dit de faire du sport et Marcel choisit la natation. Allergique au traitement de l'eau, il est forcé d'arrêter et, poussé par son frère Seth Adonkor un mercredi de 1976, découvre l'entraînement du Football Club de Nantes4.
En 1982, sélectionné en Ligue atlantique pour un quart-de-finale de la Coupe nationale minimes, Marcel Desailly croise le jeune Didier Deschamps sur son chemin. Un an plus tard, Raynald Denoueix convie le jeune Marcel, alors minimes deuxième année, à rejoindre le centre de formation du club6. Il retrouve Deschamps, fraîchement arrivé en Loire-Atlantique, avec qui il fait chambre commune à partir des cadets lors des déplacements. Les deux jeunes joueurs se suivent en sélections de jeunes dont ils sont au fur et à mesure les deux seuls représentants du club4.
Le dimanche 18 novembre 1984, l'entraîneur des Bleuets Henri Guérin n'osant pas annoncer la nouvelle, c'est Deschamps lui-même qui entre dans leur chambre à l'occasion du tournoi cadets de Monaco. Il annonce à Desailly que deux professionnels nantais sont décédés dans un accident de voiture, l'un d'eu
Pris sur le net, pour ceux qui ne connaîtrait pas son histoire :
À sa naissance, Marcel Desailly (qui porte alors le nom d'Odenkey Abbey) n'est pas reconnu par son père biologique3. À Accra, grand port ghanéen, il déambule dans les rues de la ville aux côtés de son demi-frère Seth Adonkor. Sa mère Elizabeth Addy, caissière dans un magasin de la ville, ne supporte pas d'être la cinquième roue du carrosse d'un mari polygame, le père d'Odenkey. Elle fait la connaissance de Marcel Édouard Georges Desailly, un fonctionnaire français du ministère des affaires étrangères, qu'elle décide de suivre en France en 1972, lorsque celui-ci se voit offrir une retraite anticipée à Nantes4,5.
Dans les beaux quartiers de Procé, l'enfant continue de courir et trouve vite ses repères. Son beau-père lui offre une nouvelle identité : Marcel Desailly junior. Il ne revoit son père biologique qu'une seule fois, à sa majorité : « je l'ai salué et c'est tout. Mon vrai père, c'est Monsieur Desailly. Je dis Monsieur par respect, parce que c'est lui qui m'a adopté, m'a donné ma chance ». Il intègre l'école privée Gaston-Serpette et se familiarise avec la langue française alors qu'à la maison il continue à parler le ghain ou l'anglais. Alors qu'il tourne en rond en rentrant de l'école, sa mère lui dit de faire du sport et Marcel choisit la natation. Allergique au traitement de l'eau, il est forcé d'arrêter et, poussé par son frère Seth Adonkor un mercredi de 1976, découvre l'entraînement du Football Club de Nantes4.
En 1982, sélectionné en Ligue atlantique pour un quart-de-finale de la Coupe nationale minimes, Marcel Desailly croise le jeune Didier Deschamps sur son chemin. Un an plus tard, Raynald Denoueix convie le jeune Marcel, alors minimes deuxième année, à rejoindre le centre de formation du club6. Il retrouve Deschamps, fraîchement arrivé en Loire-Atlantique, avec qui il fait chambre commune à partir des cadets lors des déplacements. Les deux jeunes joueurs se suivent en sélections de jeunes dont ils sont au fur et à mesure les deux seuls représentants du club4.
Le dimanche 18 novembre 1984, l'entraîneur des Bleuets Henri Guérin n'osant pas annoncer la nouvelle, c'est Deschamps lui-même qui entre dans leur chambre à l'occasion du tournoi cadets de Monaco. Il annonce à Desailly que deux professionnels nantais sont décédés dans un accident de voiture, l'un d'eu

