Le refus de visa à Henriette Ekwé suscite le courroux et l’indignation du journaliste camerounais Abdelaziz Moundé. Voici ce que ce confrère installé à Paris écrivait sur son profil Facebook le 22 avril 2017 : « Un visa d'entrée en France a été refusé à Henriette Ekwe, journaliste, éditrice et militante politique camerounaise. Elle devait participer ce samedi à une conférence à l'invitation de Michel Collon, journaliste et activiste français et d'une dizaine d'associations panafricaines, françaises et européennes, militant pour la fin effective de la Françafrique, le devoir de mémoire et des relations égalitaires entre l'Afrique et le monde (…) D'autres militants et figures de la lutte pour une Afrique libre ont déjà essuyé de tels refus, notamment Aminata Traoré, ancienne ministre malienne et personnalité reconnue de cette cause. C'est une régression au pays de Voltaire et de l'anticolonialiste Clemenceau, dont les citoyens peuvent allègrement se rendre au Cameroun et en Afrique, prêcher leur bonne parole, mener leurs affaires (...) Nous continuerons à soutenir des femmes, modèles d'abnégation, de détermination et de lutte, comme Henriette Ekwe, l'une des pionnières au Cameroun en la matière. Ce n'est pas un refus de visa et des pratiques d'un autre âge qui briseront un mental d'acier forgé au fil des années depuis la fin des années 60. Première africaine à recevoir le prix du courage, celle qui a adopté le nom de Nyangone, fille vaillante en pays Beti, n'a jamais plié l'échine, même au plus fort des périls de son activité politique.
L'on se souvient que l'appel de Paul Biya en février 1983 à Paris à la diaspora en exil politique au retour reçoit un échos à ses oreilles. Trahie et traquée par le régime, elle vivra 15 ans entre 1985 et 1986 en clandestinité en pays Bamiléké, caché par d'anciens militants de l'UPC. Les années de combats se poursuivent avec une arrestation en 1990 et s'achèvent en 1991 avec l'avènement du multipartisme. De tous ces chas d'aiguilles, elle a triomphé et continuera avec bravoure. Kièlè Bonam, demain, notre bonheur, chère aînée ! »
L'on se souvient que l'appel de Paul Biya en février 1983 à Paris à la diaspora en exil politique au retour reçoit un échos à ses oreilles. Trahie et traquée par le régime, elle vivra 15 ans entre 1985 et 1986 en clandestinité en pays Bamiléké, caché par d'anciens militants de l'UPC. Les années de combats se poursuivent avec une arrestation en 1990 et s'achèvent en 1991 avec l'avènement du multipartisme. De tous ces chas d'aiguilles, elle a triomphé et continuera avec bravoure. Kièlè Bonam, demain, notre bonheur, chère aînée ! »

