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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Zouazoua Zouazoua a écrit le 21 avril 2017 à 10h29
Mais, ce Samba est – il le seul dont la fortune est douteuse ? Ce que je n’aime pas, c’est que parmi ceux qui lui tombent dessus depuis hier, il y a certains qui soutiennent le fait que des gens comme Yves Michel Fotso ne sont que des victimes du système alors que leur train de vie était tout aussi ostentatoire que le fameux Samba, voire plus.

Dans toutes nos villes, notamment à l’Ouest, les grosses fortunes ne sont bâties qu’avec la bienveillance du « signataire béti ». Dans le Ndé, les plus riches de ces dernières années étaient à la base des fonctionnaires ; d’où viennent leurs fortunes ? J’en connais un, aujourd’hui décédé, avec qui j’avais de bons rapports mais qui s’était honteusement enrichi en gérant les affaires publiques. Dans la Menoua, l’un des hommes les plus riches l’est devenu par la bienveillance d’un beti et sur la misère des étudiants de Ngoa Ekellé.
Dans le Sud-Ouest, la succession de deux premiers ministres a « fabriqué » des hommes d’affaires de toute pièce dont l’une est aujourd’hui réputée être la femme la plus riche du Cameroun. Dans la Sanaga Maritime, un de mes oncles aujourd’hui décédé a électrifié tout son village en se servant des caisses de la Sopecam. Je pourrais citer des exemples à l’infini, tous ces gens ayant pour dénominateur commun, le Rdpc de Monsieur Biya.

La seule différence entre eux est que nos frères betis sont tellement dans le « vient voir », que cela en devient indécent.
Ma conclusion est la suivante : si on accable un Samba pour qu’il explique l’origine des fonds utilisés pour construire cette « chose » innommable, il faut faire de même pour tous les autres, toutes ethnies confondues, qui gravitent autour de monsieur Biya et son Rdpc pour piller les caisses de l’Etat. A ce petit jeu-là, les bamilékés ne sont pas les plus maladroits et les maisons au village ne sont pas de moindre objet d’art. Pas d’indignation sélective.

C’est pour cela qu’une fois de plus, je demande à mes frères, mes enfants âgés de plus ou moins 40 ans, de s’unir pour nous envoyer en retraite et bâtir un Cameroun où il fera bon vivre, quelle que soit son ethnie .

Benjamin Zebaze
Merci de patienter...
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