Goût amer
Pauvre Hugo qui semble découvrir le nez au milieu du visage : dans le système dans lequel il évolue, ce sont les mauvais qui tiennent le haut du pavé. A eux (tout) l’argent, le pouvoir, la belle vie ! Les bons, ceux qui « bossent », qui « renversent » des « situations », sont ostracisés. A eux les primes impayées, les déplacements inconfortables, les conditions de travail déplorables.
J’ignore quel goût avait la « sauce » dans laquelle ont été « mis » les joueurs de l’équipe nationale égyptienne, mais il y a fort à  parier que celle dans laquelle baignent actuellement le technicien belge et ses champions a un goût amer. Peut-être ceux-ci, forts de leur aura, devraient-ils se tourner vers l’auteur de la savoureuse boutade d’alors, le président Biya, pour lui demander (le paraphrasant), s’il leur a fait ça « cadeau » ?
Evidemment, le seul Lion vraiment indompté est passé à autre chose. Il a eu sa photo avec les champions, il a amusé son peuple affamé, il a damé le pion à ses opposants dans les régions anglophones du pays. Le reste…
Il y a quelques jours, il était en visite en Italie. Oui, la note de l’hôtel aurait été réglée. Devant le patronat italien, qu’il exhortait à  investir dans le no man’s land qu’il dirige, il a bombé le torse, vantant la stabilité de son régime : « C’est rare de voir aujourd’hui un gouvernement qui dure trente ans [en fait trente-quatre]. C’est le cas du Cameroun. » Eclats de rire complaisants dans la salle. Entre gens bien nourris… Plus tard, devant le représentant de Dieu sur Terre, à qui il offrit une sculpture représentant un vieillard camerounais, symbole de sagesse, le jeune président de 84 ans affirma que la « paix » est son « objectif ». Le pape a dû apprécier la qualité de l’humour !
Pauvre Hugo qui semble découvrir le nez au milieu du visage : dans le système dans lequel il évolue, ce sont les mauvais qui tiennent le haut du pavé. A eux (tout) l’argent, le pouvoir, la belle vie ! Les bons, ceux qui « bossent », qui « renversent » des « situations », sont ostracisés. A eux les primes impayées, les déplacements inconfortables, les conditions de travail déplorables.
J’ignore quel goût avait la « sauce » dans laquelle ont été « mis » les joueurs de l’équipe nationale égyptienne, mais il y a fort à  parier que celle dans laquelle baignent actuellement le technicien belge et ses champions a un goût amer. Peut-être ceux-ci, forts de leur aura, devraient-ils se tourner vers l’auteur de la savoureuse boutade d’alors, le président Biya, pour lui demander (le paraphrasant), s’il leur a fait ça « cadeau » ?
Evidemment, le seul Lion vraiment indompté est passé à autre chose. Il a eu sa photo avec les champions, il a amusé son peuple affamé, il a damé le pion à ses opposants dans les régions anglophones du pays. Le reste…
Il y a quelques jours, il était en visite en Italie. Oui, la note de l’hôtel aurait été réglée. Devant le patronat italien, qu’il exhortait à  investir dans le no man’s land qu’il dirige, il a bombé le torse, vantant la stabilité de son régime : « C’est rare de voir aujourd’hui un gouvernement qui dure trente ans [en fait trente-quatre]. C’est le cas du Cameroun. » Eclats de rire complaisants dans la salle. Entre gens bien nourris… Plus tard, devant le représentant de Dieu sur Terre, à qui il offrit une sculpture représentant un vieillard camerounais, symbole de sagesse, le jeune président de 84 ans affirma que la « paix » est son « objectif ». Le pape a dû apprécier la qualité de l’humour !

