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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 28 mars 2017 à 23h18
Voici d'ailleurs un extrait du livre d'ANE PINGEAUD écrit sur le pouvoir de BIYA.
Je cite"« Supposons que les dix détenus aient effectivement organisé des réunions clandestines, aient distribué des tracts critiquant le gouvernement, etc. La question que l’on doit alors se poser est de savoir pourquoi ils ont dû tenir leurs réunions de manière clandestine et dû critiquer le gouvernement avec des tracts anonymes alors que le droit de tenir des réunions et de former des associations est garanti par notre Constitution, ainsi que par la Charte internationale des droits de l’homme et la Charte africaine... La réponse à cette question est simple : au Cameroun au cours des 25 dernières années, les citoyens qui ont osé exercer leurs droits ont été arrêtés, torturés et emprisonnés » 17 . En mauvaise posture, le pouvoir a organisé de nombreuses marches approuvant l’arrestation de Yondo Black et de ses camarades. Le maire de la capitale Basile Émah a réuni dans un meeting de nombreux responsables du RDPC avec un slogan : « Non au multipartisme précipité ! ». Le gouvernement s’est cependant rétracté : ilafinalement affirmé que les dix accusés avaient été arrêtés pour « la tenue de réunions clandestines, la fabrication et la distribution de tracts hostiles au pouvoir, injurieux vis-à-vis du président et incitation à la révolte », et non pas parce qu’ils voulaient former un parti politique. Sans ce retour en arrière, il aurait ouvertement bafoué la Constitution18 . Début avril, Yondo Black a été condamné à trois ans de prison, Anicet Ékanè à quatre ans tandis que Jean-Michel Tekam, alors en France, a écopé de cinq ans d’emprisonnement. Les autres ont été condamnés à des peines avec sursis ou ont été acquittés. Mais « l’affaire Yondo Black » a laissé des traces: elle a mis sur la place publique le débat sur le multipartisme et montré que le régime n’était plus aussi fort qu’auparavant. Ce dernier a cherché à reprendre la main : le 19 avril, Biya s’est fermement élevé contre l’idée d’une démocratie multipartite, critiquant la reprise de « modèles et formules politiques importés de l’étranger » : « Je vous ai compris », a-t-il dit aux militants du RDPC, qui avaient manifesté bruyamment contre le multipartisme. « Je vous félicite. Le Cameroun aujourd’hui a un problème majeur: la crise
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