Pourquoi tant d'agitations et d'injures pour rien?
On ne tronque pas l'histoire.
Le 10 juin 2011 Ã 08h05
Me Yondo Mandenguè Black,fruit des oubliettes de l’histoire du multipartisme au Cameroun ?
Yondo_Black230511300.jpgL’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats du Cameroun n’est plus qu’un fruit des oubliettes de l’histoire du multipartisme au Cameroun. C’est bel et bien lui qui en 1989 rassembla quelques proches pour réfléchir sur le multipartisme. En février 1990, trahi par l’un de ses proches, la police est mise au parfum, Me Yondo sera arrêté. Ses compagnons aussi.
Ils ont pour noms, Anicet Ekanè, Francis Kwa Moutomè, Henriette Ekwè, Djon Djon, etc. Le motif de leur arrestation n’est pas clair. Atteinte à sûreté de l’Etat ou création d’un parti politique? Rien pourtant n’interdit au Cameroun la création d’une formation politique autre que celle qui exerce le pouvoir.
Toujours au courant de la même année et plus précisément le 26 mai à Bamenda, une marche pour le multipartisme sous la houlette de Ni John Fru Ndi est durement réprimée par une cohorte de forces de l’ordre. Bilan: 6 morts. Ce fut les premiers martyrs des années 90 après les émeutes des années soixante.
Des marches diverses se succèdent dans tous le pays aux premiers rangs des marcheurs, Jean-Jacques Ekindi, Emah Basile, respectivement président départe-mental du Rdpc dans le Wouri et délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé. Au premier congrès du Rdpc (parti au pouvoir) à Yaoundé en juillet 1990, Biya demande à son parti de se préparer pour “une éventuelle concurrenceâ€. C ‘est l’histoire.
Sorti de prison, Me Yondo lance le Mouvement Social pour la Nouvelle Démocratie (Msnd). Il revendique également la présidence du directoire de la coordination des partis de l’opposition. Mais, lui seront préférés Samuel Eboua, Jean-Jacques Ekindi et d’autres pour animer l’opposition naissante au Cameroun sous le Renouveau.
Le cabinet de Maître YONDO Black est fermé depuis 1996. Mais, il ne le regrette pas. Les malheurs sont arrivés alors que ses enfants étaient déjà grands. Un d’eux qui a suivi son chemin dans le métier d’avocat s’est vu refuser l’accès dans la profession au Cameroun. Il exerce en France.
Le Mnsd a mis du temps pour être légalisé. Quand il l’a été finalement, il a fait long feu. Ses transfuges sont allés grossir les rangs du
On ne tronque pas l'histoire.
Le 10 juin 2011 Ã 08h05
Me Yondo Mandenguè Black,fruit des oubliettes de l’histoire du multipartisme au Cameroun ?
Yondo_Black230511300.jpgL’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats du Cameroun n’est plus qu’un fruit des oubliettes de l’histoire du multipartisme au Cameroun. C’est bel et bien lui qui en 1989 rassembla quelques proches pour réfléchir sur le multipartisme. En février 1990, trahi par l’un de ses proches, la police est mise au parfum, Me Yondo sera arrêté. Ses compagnons aussi.
Ils ont pour noms, Anicet Ekanè, Francis Kwa Moutomè, Henriette Ekwè, Djon Djon, etc. Le motif de leur arrestation n’est pas clair. Atteinte à sûreté de l’Etat ou création d’un parti politique? Rien pourtant n’interdit au Cameroun la création d’une formation politique autre que celle qui exerce le pouvoir.
Toujours au courant de la même année et plus précisément le 26 mai à Bamenda, une marche pour le multipartisme sous la houlette de Ni John Fru Ndi est durement réprimée par une cohorte de forces de l’ordre. Bilan: 6 morts. Ce fut les premiers martyrs des années 90 après les émeutes des années soixante.
Des marches diverses se succèdent dans tous le pays aux premiers rangs des marcheurs, Jean-Jacques Ekindi, Emah Basile, respectivement président départe-mental du Rdpc dans le Wouri et délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé. Au premier congrès du Rdpc (parti au pouvoir) à Yaoundé en juillet 1990, Biya demande à son parti de se préparer pour “une éventuelle concurrenceâ€. C ‘est l’histoire.
Sorti de prison, Me Yondo lance le Mouvement Social pour la Nouvelle Démocratie (Msnd). Il revendique également la présidence du directoire de la coordination des partis de l’opposition. Mais, lui seront préférés Samuel Eboua, Jean-Jacques Ekindi et d’autres pour animer l’opposition naissante au Cameroun sous le Renouveau.
Le cabinet de Maître YONDO Black est fermé depuis 1996. Mais, il ne le regrette pas. Les malheurs sont arrivés alors que ses enfants étaient déjà grands. Un d’eux qui a suivi son chemin dans le métier d’avocat s’est vu refuser l’accès dans la profession au Cameroun. Il exerce en France.
Le Mnsd a mis du temps pour être légalisé. Quand il l’a été finalement, il a fait long feu. Ses transfuges sont allés grossir les rangs du

