B- Les signes internes de la démocratisation au Cameroun : des réactions éparses aux manifestations de masse
La libéralisation pris de ce fait le cours des événements au Cameroun a partir des janvier 1990. En effet, si tout semble calme en ce début de mois de janvier, des réactions se font de plus en plus entendre. Le pouvoir avait bien évidement mis en garde contre une quelconque manifestation politique faisant entendre par la que le véritable socle de la concertation restait la résorption de la crise économique. Mais, la frange de l'opposition naissante allait entreprendre des manoeuvres jugées dispendieuses par le système. Ce fut le début de la contestation sociale au Cameroun. Cette dernière partir sur un coup de tête des avocats conduisit à la naissance des partis politiques
1- l'affaire Yondo black et les autres : et tout a commencé.
La base sociale de la contestation au Cameroun date officiellement du 19 Février 1990. En effet, c'est à cette date que Maître Yondo black Mandengué, ancien bâtonnier de l'ordre des avocats est arrêté à Douala avec onze autres de ses compagnons148(*) parmi lesquels on peut retrouver entre autre Anicet Ekanè, Albert Mukong, Francis Kwa Moutoné, Rudolphe Bwanga, Vincent Feko Amani, Mme Badjé, Henriette Ekwé, Charles René Djoudjoce. Ils sont accusés de « sédition, subversion et affront au chef de l'Etat ».Mais, à la réalité Yondo black et ses compagnons sont accusés d'avoir émis des tracts au nom du «Comité de coordination pour le multipartisme et la démocratie ». En terme claire, on les accuse « d'avoir l'intention de créer un parti politique sans l'autorisation de l'administration »149(*). Or, cet acte du gouvernement allait à l'encontre même de la loi fondamentale qui en son article 2 du titre premier permettait la liberté d'association150(*). Cet acte devait donc sans nul doute émouvoir le peuple camerounais qui constate des manoeuvres de subversion de la part du gouvernement camerounais.
Quoiqu'il soit, les accusés seront jugés et condamnés à trois ans de prison pour Yondo black, cinq ans pour Anicet Ekanè et deux ans pour les autres151(*). Le procès mobilisa d'énorme réaction à la fois interne et externe. C'est ainsi que l'ordre des avocats se mobilisa. A la vérité comme le remarque Andréas Mehler,
Le procès de l'ex bâtonnier Yondo black fut une première apogée : environ deux cents avocats assistaient au procès devant l
La libéralisation pris de ce fait le cours des événements au Cameroun a partir des janvier 1990. En effet, si tout semble calme en ce début de mois de janvier, des réactions se font de plus en plus entendre. Le pouvoir avait bien évidement mis en garde contre une quelconque manifestation politique faisant entendre par la que le véritable socle de la concertation restait la résorption de la crise économique. Mais, la frange de l'opposition naissante allait entreprendre des manoeuvres jugées dispendieuses par le système. Ce fut le début de la contestation sociale au Cameroun. Cette dernière partir sur un coup de tête des avocats conduisit à la naissance des partis politiques
1- l'affaire Yondo black et les autres : et tout a commencé.
La base sociale de la contestation au Cameroun date officiellement du 19 Février 1990. En effet, c'est à cette date que Maître Yondo black Mandengué, ancien bâtonnier de l'ordre des avocats est arrêté à Douala avec onze autres de ses compagnons148(*) parmi lesquels on peut retrouver entre autre Anicet Ekanè, Albert Mukong, Francis Kwa Moutoné, Rudolphe Bwanga, Vincent Feko Amani, Mme Badjé, Henriette Ekwé, Charles René Djoudjoce. Ils sont accusés de « sédition, subversion et affront au chef de l'Etat ».Mais, à la réalité Yondo black et ses compagnons sont accusés d'avoir émis des tracts au nom du «Comité de coordination pour le multipartisme et la démocratie ». En terme claire, on les accuse « d'avoir l'intention de créer un parti politique sans l'autorisation de l'administration »149(*). Or, cet acte du gouvernement allait à l'encontre même de la loi fondamentale qui en son article 2 du titre premier permettait la liberté d'association150(*). Cet acte devait donc sans nul doute émouvoir le peuple camerounais qui constate des manoeuvres de subversion de la part du gouvernement camerounais.
Quoiqu'il soit, les accusés seront jugés et condamnés à trois ans de prison pour Yondo black, cinq ans pour Anicet Ekanè et deux ans pour les autres151(*). Le procès mobilisa d'énorme réaction à la fois interne et externe. C'est ainsi que l'ordre des avocats se mobilisa. A la vérité comme le remarque Andréas Mehler,
Le procès de l'ex bâtonnier Yondo black fut une première apogée : environ deux cents avocats assistaient au procès devant l

