Mitterrand et l’Afrique: une relation marquée par le discours de La Baule
François Mitterrand entouré de nombreux homologues africains lors du 16e sommet franco-africain tenu à La Baule, le 20 juin 1990.
© AFP/Frank Perry, Marcel Mochet
Pour l'Afrique et les relations entre la France et le continent, Mitterrand est associé au discours qu'il prononça à La Baule. « Le souffle de la démocratie fera le tour de la planète » : cette seule petite phrase pourrait résumer ce discours prononcé le 20 juin 1990 et la pensée de François Mitterrand.
1989, des régimes forts en Europe centrale vacillent, c'est la chute du mur de Berlin. François Mitterrand sent le vent de l'histoire tourner et l'Afrique n'est pas épargnée : quelques mois avant La Baule, le Bénin fait sa conférence nationale, dans les rues de l'ex-Zaïre, au mali, des manifestations ont lieu.
La Baule va accompagner ce mouvement et l'inspirer, l'amplifier. Il y a un avant et après La Baule. Le président français propose un schéma fondé sur le système représentatif, des élections libres, le multipartisme et Mitterrand affirme que l'aide de la France sera conditionnée aux efforts démocratiques.
Un discours différemment apprécié
Si Abdou Diouf et Juvénal Habyarimana se félicitent du discours de Mitterrand, bien d'autres sont inquiets et le roi du Maroc Hassan II se fera le porte-parole du groupe de chefs d'Etat qui a jugé excessive la tonalité de la leçon donnée.
Selon les analystes, le discours de la Baule a légitimé les aspirations démocratiques naissantes. Les oppositions ont vu là un soutien apporté, mieux une incitation à précipiter les transitions.
Le désenchantement n'en fut que plus grand, car la politique africaine de la France fut d'abord le changement dans la continuité. La Françafrique ayant survécu à la Baule.
François Mitterrand entouré de nombreux homologues africains lors du 16e sommet franco-africain tenu à La Baule, le 20 juin 1990.
© AFP/Frank Perry, Marcel Mochet
Pour l'Afrique et les relations entre la France et le continent, Mitterrand est associé au discours qu'il prononça à La Baule. « Le souffle de la démocratie fera le tour de la planète » : cette seule petite phrase pourrait résumer ce discours prononcé le 20 juin 1990 et la pensée de François Mitterrand.
1989, des régimes forts en Europe centrale vacillent, c'est la chute du mur de Berlin. François Mitterrand sent le vent de l'histoire tourner et l'Afrique n'est pas épargnée : quelques mois avant La Baule, le Bénin fait sa conférence nationale, dans les rues de l'ex-Zaïre, au mali, des manifestations ont lieu.
La Baule va accompagner ce mouvement et l'inspirer, l'amplifier. Il y a un avant et après La Baule. Le président français propose un schéma fondé sur le système représentatif, des élections libres, le multipartisme et Mitterrand affirme que l'aide de la France sera conditionnée aux efforts démocratiques.
Un discours différemment apprécié
Si Abdou Diouf et Juvénal Habyarimana se félicitent du discours de Mitterrand, bien d'autres sont inquiets et le roi du Maroc Hassan II se fera le porte-parole du groupe de chefs d'Etat qui a jugé excessive la tonalité de la leçon donnée.
Selon les analystes, le discours de la Baule a légitimé les aspirations démocratiques naissantes. Les oppositions ont vu là un soutien apporté, mieux une incitation à précipiter les transitions.
Le désenchantement n'en fut que plus grand, car la politique africaine de la France fut d'abord le changement dans la continuité. La Françafrique ayant survécu à la Baule.

