En réalité, le cas Abdouraman en ce qui concerne les détournements d'argent à la Fécafoot, est tout à fait classique et simple. Avec l'aval du Président, tout était permis à Abdouraman, surtout quand Jean Lambert Nang précise vertement que la signature du Président a été scannée par son protégé sans que cela ne change quelque chose en l'attitude d'Iya Mohammed. «Cette conviction s'installe définitivement en moi le jour où je découvre que Iya a fait scanner sa signature à l'usage exclusif de spadassin. J'appréhende alors l'étendue de la complicité entre les deux hommes: si le Président peut ainsi concéder sa signature à un individu, c'est qu'il autorise et avalise tout usage peut en être fait: paraphe des documents officiels ou officieux, labellisation du courrier interne ou international, signature des transactions financières parallèles échappant à tout contrôle de la Fécafoot», continue-t-il, ahuri de voir, comment un brocanteur mène du petit doigt le grand Iya Mohammed de la Sodecoton. De nos jours, nombreux sont les observateurs qui pensent qu'Abdouraman devrait déjà se retrouver derrière les barreaux.

