Les misères de Ngando Pickett
Samedi dernier il était sur les gradins du stade de Franceville. Pendant que les Lions de la Teranga et ceux indomptables du Cameroun s'étripaient sur la pelouse, Ngando Pickett se livrait à sa danse habituelle: il remuait aisément son gros corps par des pas saccadés sur place. Infatigable, il sollicitait des ses gros bras les supporters de l'équipe nationale à chanter plus haut lorsque les Lions traversaient des moments difficiles.
À la fin de la partie, l'immense mascotte bariolée aux couleurs nationales était épuisée. Il avait le regard hagard, le pas lent, la voix basse. Il avait cependant tenu à parcourir à pied malgré la fatigue, avec la délégation camerounaise, les 1000 mètres qui séparaient la délégation de son bus.
Ngando Pickett célébrait ainsi la qualification des Lions indomptables pour les demis finales. Il nous confie son amour pour l'équipe nationale. Il évoque ses misères pour sa passion de soutenir les Lions à travers le monde. Il lâche quelques morceaux choisis:
" Je me suis rendu à Libreville, juché sur une camionnette avec mon équipe d'animation. Le ministère des Sports m'a donné 150.000 frs pour mon voyage et pour notre séjour au Gabon. Pour aller encourager les Lions à Franceville ( plus de 300 km de Libreville, Ndlr), nous avons emprunté le train... Difficile de joindre les deux bouts avec cela. Nous sommes cependant tenus de rester auprès des Lions".
Ngando Pickett a fixé son image avec celle des Lions. Hosni Manoubi, le célèbre photographe tunisien en sombrero multi médaillé colla en son temps son image à celle de l'équipe nationale tunisienne. Là bas, il était un vrai mythe, une star, voire un héros. Ngando Pickett ne mérite pas de végéter. Parce qu'il porte les couleurs nationales, parce qu'il accompagne toujours les Lions, s'il sombre dans la misère, s'il mendie, il entraînera dans son abîme l'image de la République du Cameroun.
Le pays ne sera jamais en banqueroute en rémunérant un statut à Ngando Pickett.
Xavier Messè à Franceville
Samedi dernier il était sur les gradins du stade de Franceville. Pendant que les Lions de la Teranga et ceux indomptables du Cameroun s'étripaient sur la pelouse, Ngando Pickett se livrait à sa danse habituelle: il remuait aisément son gros corps par des pas saccadés sur place. Infatigable, il sollicitait des ses gros bras les supporters de l'équipe nationale à chanter plus haut lorsque les Lions traversaient des moments difficiles.
À la fin de la partie, l'immense mascotte bariolée aux couleurs nationales était épuisée. Il avait le regard hagard, le pas lent, la voix basse. Il avait cependant tenu à parcourir à pied malgré la fatigue, avec la délégation camerounaise, les 1000 mètres qui séparaient la délégation de son bus.
Ngando Pickett célébrait ainsi la qualification des Lions indomptables pour les demis finales. Il nous confie son amour pour l'équipe nationale. Il évoque ses misères pour sa passion de soutenir les Lions à travers le monde. Il lâche quelques morceaux choisis:
" Je me suis rendu à Libreville, juché sur une camionnette avec mon équipe d'animation. Le ministère des Sports m'a donné 150.000 frs pour mon voyage et pour notre séjour au Gabon. Pour aller encourager les Lions à Franceville ( plus de 300 km de Libreville, Ndlr), nous avons emprunté le train... Difficile de joindre les deux bouts avec cela. Nous sommes cependant tenus de rester auprès des Lions".
Ngando Pickett a fixé son image avec celle des Lions. Hosni Manoubi, le célèbre photographe tunisien en sombrero multi médaillé colla en son temps son image à celle de l'équipe nationale tunisienne. Là bas, il était un vrai mythe, une star, voire un héros. Ngando Pickett ne mérite pas de végéter. Parce qu'il porte les couleurs nationales, parce qu'il accompagne toujours les Lions, s'il sombre dans la misère, s'il mendie, il entraînera dans son abîme l'image de la République du Cameroun.
Le pays ne sera jamais en banqueroute en rémunérant un statut à Ngando Pickett.
Xavier Messè à Franceville

