BLACK STYLS (FIN)
Ils enregistrent leur «33 tours» au studio Harisson à Pantin et jouent au Bataclan. L’album conçu est une réussite internationale. Ivres de succès, ils enregistrent un autre album en 1979. Malheureusement, dès l’année d’après, beaucoup rêvent déjà d’une carrière solo. A l’origine de la dislocation du groupe, des dissensions internes entre ses membres au sujet d’un matériel qui vient de leur être offert.
Qu’il s’agisse d’Emile Kangué, François Nkotti , Nadia Ewandè, les Black Styl’s n’abordent qu’avec trop de pudeur, cet épisode. Toujours est-il que, sollicité par son cousin dans le même intervalle pour un contrat au Mt Manengouba Bar (à l’époque au niveau de Mobil Bonakouamouang), Emile Kangué quitte les Black Styl’s. Dans ses valises, il range au moment de partir, Monny Muller. Finalement, le groupe survivra tant bien que mal à cette nouvelle reconstitution. Arrivent Paul Eyoum à la guitare basse, Mbanguè au chant, Jackson Berry, à la guitare solo et Albert Eboulè.
C’est cependant un groupe meurtri que François Nkotti et Aurélien Nyakè, le pianiste, représentent. Dès cet instant on parle du 2e Black Styl’s. «Le phénomène groupe, avoue François Nkotti, c’est comme l’homme. Il naît, grandit, vieillit et meurt». Malgré tout, les Black Styl’s joueront jusqu’en 1987, avant de s’essouffler. Entre 1993-94, jaillissement avec un nouvel album intitulé Makossa accompagné d’un clip est bien accueilli par les téléspectateurs camerounais. Ce clip vaudra d’ailleurs à Nkotti François d’être fait, en 1995, «citoyen d’honneur de la ville de Bruxelles».
Au cours des mois suivants, le travail de groupe devient plus laborieux. Emile Kangué s’est installé à Yaoundé et les plus jeunes veulent s’affranchir de la tutelle des aînés. Malgré tout, les Black Styl’s devront définitivement se séparer. Comme hier avec Guillaume Toto, certains d’entre eux, Emile Kanguè par exemple, continuant de jouer de la musique, s’installe aux Etats-Unis avant de se découvrir une passion, l’informatique. Nadia Ewandè s’est mariée et mène affaires et carrière solo. Entre temps Job Esso est décédé tandis que Bobo, le pianiste est resté au front de l’animation des cabarets. D’autres, en revanche, ont eu moins de chance. Yves Lobè, frappé de paralysie, vit au quartier Bali à Dou
Ils enregistrent leur «33 tours» au studio Harisson à Pantin et jouent au Bataclan. L’album conçu est une réussite internationale. Ivres de succès, ils enregistrent un autre album en 1979. Malheureusement, dès l’année d’après, beaucoup rêvent déjà d’une carrière solo. A l’origine de la dislocation du groupe, des dissensions internes entre ses membres au sujet d’un matériel qui vient de leur être offert.
Qu’il s’agisse d’Emile Kangué, François Nkotti , Nadia Ewandè, les Black Styl’s n’abordent qu’avec trop de pudeur, cet épisode. Toujours est-il que, sollicité par son cousin dans le même intervalle pour un contrat au Mt Manengouba Bar (à l’époque au niveau de Mobil Bonakouamouang), Emile Kangué quitte les Black Styl’s. Dans ses valises, il range au moment de partir, Monny Muller. Finalement, le groupe survivra tant bien que mal à cette nouvelle reconstitution. Arrivent Paul Eyoum à la guitare basse, Mbanguè au chant, Jackson Berry, à la guitare solo et Albert Eboulè.
C’est cependant un groupe meurtri que François Nkotti et Aurélien Nyakè, le pianiste, représentent. Dès cet instant on parle du 2e Black Styl’s. «Le phénomène groupe, avoue François Nkotti, c’est comme l’homme. Il naît, grandit, vieillit et meurt». Malgré tout, les Black Styl’s joueront jusqu’en 1987, avant de s’essouffler. Entre 1993-94, jaillissement avec un nouvel album intitulé Makossa accompagné d’un clip est bien accueilli par les téléspectateurs camerounais. Ce clip vaudra d’ailleurs à Nkotti François d’être fait, en 1995, «citoyen d’honneur de la ville de Bruxelles».
Au cours des mois suivants, le travail de groupe devient plus laborieux. Emile Kangué s’est installé à Yaoundé et les plus jeunes veulent s’affranchir de la tutelle des aînés. Malgré tout, les Black Styl’s devront définitivement se séparer. Comme hier avec Guillaume Toto, certains d’entre eux, Emile Kanguè par exemple, continuant de jouer de la musique, s’installe aux Etats-Unis avant de se découvrir une passion, l’informatique. Nadia Ewandè s’est mariée et mène affaires et carrière solo. Entre temps Job Esso est décédé tandis que Bobo, le pianiste est resté au front de l’animation des cabarets. D’autres, en revanche, ont eu moins de chance. Yves Lobè, frappé de paralysie, vit au quartier Bali à Dou

