Peu de temps après avoir posé leurs valises, les Black Styl’s deviennent un phénomène: «C’est à Bonabéri que nous avons commencé à flirter avec le succès populaire. Les gens venaient de partout. A pied, à vélo, en moto et en voiture, de Douala, Bonassama et Bonabéri», soutient presque les larmes aux yeux Emile Kangué.
C’est aussi dans cette période que Toto Guillaume envoie une lettre à Sono disque France pour solliciter un enregistrement d’au moins 8 titres. Mais le jour de l’événement, le batteur Essombè est introuvable. Plus tard, on apprendra qu’il s’est rendu France via le Nigeria. Sur les conseils de Toto et de Kanguè, en plus du chant, Nkotti joue comme batteur batteur. Des 8 titres de départ, Sono disque choisira “Françoise”, une composition de Toto Guillaume et «Ndutu» de Nkotti François. Le 45 tours fait un tabac en cette fin année 1973: «Ce succès nous a dépassés et nous a grandis, sans jamais nous donner la grosse tête», estime Guillaume Toto. Moins d’un an plus tard, en 1974, le groupe fait la connaissance d’un nouveau producteur, Mathias Ndjoga. Il donne une autre dimension au groupe à qui, il offre de se produire à Yaoundé. C’est le fameux concert donné dans la salle du Capitole: «On a pris l’avion à Douala pour la capitale. Il y avait un monde fou le long du trajet. On a été escorté jusqu’à l’hôtel des députés. Je me suis demandé à un moment si c’est le chef de l’Etat que les gens attendaient», lance Nkotti François.
Dislocation
Avant ce concert, le groupe joue au Mont Cameroun Bar de Bali. C’est là que Yves Lobè, le talentueux batteur, va rejoindre les Black Styl’s. Il ne les lâchera plus jusqu’à ce que chacun se mette en solo. Au plus fort du succès, Jean Paul Kodia, producteur d’origine congolaise que l’on croit alors reconnaître derrière «ô Sambo», contacte Toto Guillaume par Mathias Ndjoga. Le prince de la guitare solo de l’époque ne rate pas une si belle occasion. Le voilà , en 1976, parti sous le ciel parisien, perfectionner sa formation au conservatoire. Et lorsque Alexandre Ebonock (aujourd’hui décédé) qui vivait en France offre aux Black Styl’s l’opportunité d’enregistrer un album à Paris, le groupe saute n’hésite pas: Le 20 septembre 1978, une dizaine d’artistes conduits par François Nkotti débarquent à Paris. Le groupe de cette expédition se compos
C’est aussi dans cette période que Toto Guillaume envoie une lettre à Sono disque France pour solliciter un enregistrement d’au moins 8 titres. Mais le jour de l’événement, le batteur Essombè est introuvable. Plus tard, on apprendra qu’il s’est rendu France via le Nigeria. Sur les conseils de Toto et de Kanguè, en plus du chant, Nkotti joue comme batteur batteur. Des 8 titres de départ, Sono disque choisira “Françoise”, une composition de Toto Guillaume et «Ndutu» de Nkotti François. Le 45 tours fait un tabac en cette fin année 1973: «Ce succès nous a dépassés et nous a grandis, sans jamais nous donner la grosse tête», estime Guillaume Toto. Moins d’un an plus tard, en 1974, le groupe fait la connaissance d’un nouveau producteur, Mathias Ndjoga. Il donne une autre dimension au groupe à qui, il offre de se produire à Yaoundé. C’est le fameux concert donné dans la salle du Capitole: «On a pris l’avion à Douala pour la capitale. Il y avait un monde fou le long du trajet. On a été escorté jusqu’à l’hôtel des députés. Je me suis demandé à un moment si c’est le chef de l’Etat que les gens attendaient», lance Nkotti François.
Dislocation
Avant ce concert, le groupe joue au Mont Cameroun Bar de Bali. C’est là que Yves Lobè, le talentueux batteur, va rejoindre les Black Styl’s. Il ne les lâchera plus jusqu’à ce que chacun se mette en solo. Au plus fort du succès, Jean Paul Kodia, producteur d’origine congolaise que l’on croit alors reconnaître derrière «ô Sambo», contacte Toto Guillaume par Mathias Ndjoga. Le prince de la guitare solo de l’époque ne rate pas une si belle occasion. Le voilà , en 1976, parti sous le ciel parisien, perfectionner sa formation au conservatoire. Et lorsque Alexandre Ebonock (aujourd’hui décédé) qui vivait en France offre aux Black Styl’s l’opportunité d’enregistrer un album à Paris, le groupe saute n’hésite pas: Le 20 septembre 1978, une dizaine d’artistes conduits par François Nkotti débarquent à Paris. Le groupe de cette expédition se compos

