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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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MALKO MALKO de DOUALA a écrit le 31 janvier 2017 à 10h52
@ suite

Je peux vous dire que chaque fois que BELL prenait la parole, il laissait couler de sa langue un venin d’égoïsme sans égale. Il n’avait pas d’état d’âme. Pour lui la coupe du monde pouvait s’arrêter là, avant le match d’ouverture ; c’était pour lui la meilleure façon de monter à la face du monde que nous avons des problèmes de primes. A ses yeux, seul le scandale était approprié et il ne manquera pas de le démontrer. Les coéquipiers avaient besoin d’argent certes mais étaient en outre partagés entre l’envie de jouer une coupe du monde dans leur vie et de poser un acte historique dans leur carrière et dont le monde se souviendra toujours. Je crois que c’est cette deuxième volonté qui l’a emporté. En tant que capitaine, j’ai dû au bout d’un certain temps, informer le MINJES que BELL tenait des réunions parallèles. Le vrai clash a lieu la veille du match d’ouverture, Bell met les Lions à nu et déstabilise définitivement le groupe.

Question : De quoi s’agit-il ?

TATAW : La veille du match d’ouverture contre l’Argentine de Maradona, championne du monde, c’était le 7 juin 1990 à Milan. Nous revenions de la dernière séance d’entrainement ce matin là. Nous avons déjeuné et le Minjes m’a appelé pour me dire « Monsieur le capitaine, vous n’êtes pas au courant de ce qui se passe dans l’équipe ? Nous croyions que vous formiez un groupe. Lisez ce journal où votre coéquipier mal parle du Cameroun. C’est quoi ça. C’est cela être patriote pendant que le Président de la République est là, un joueur insulte le Cameroun ? » J’ai regardé le journal et j’ai vu BELL. Mon sang a fait un tour. J’ai lu et je suis resté K.O debout. J’étais choqué. Notre coéquipier estimait que c’était le sommet de l’humiliation qui attendait les Lions indomptables à cette phase du mondial. Que le match d’ouverture serait un chaos. Que pour lui c’était normal, rien n’avait été fait par les autorités, que la préparation n’en était pas une. Qu’il tachera lui, de limiter les dégâts au goal. BELL critiquait jusqu’aux schémas tactiques des entraineurs sans aucune retenue. En bon dieu, il avait vu, bien vu. Dieu merci, il ne sera dieu que dans son esprit de petit égoïste tout imbu de lui.

Question : C’était si grave que ça ?

TATAW : C’est une interview qui aurait pu faire perdre confiance à tout le groupe. C’est grave. son interview a fait boum ! Le match devait se jouer dans quelques heures. A vrai dire, nous étions d’abord décontenancés. C’est plus tard que nous avons repris
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