La réunification en 1961 ne s'inscrit donc pas dans un véritable projet de 'décolonisation' comme l'avait voulu l'UPC. Elle est un instrument pour parachever la francisation d'un territoire, le seul en Afrique sub-saharienne, ou la revendication de l'indépendance était la plus soutenue et la plus radicale.
Il faut relire les textes de Bernard Fonlon, le théoricien du bilinguisme, pour se rendre compte de la manière dont le régime Ahidjo entreprit des le départ de vider de son contenu le projet de réunification. Et d'ailleurs quand, en 1972, après avoir fait exécuter Ernest Ouandie et ses compagnons et déclaré la victoire contre le mouvement nationaliste, il organise le pseudo-referendum devant consacrer l'unité du pays, les électeurs dans la zone anglophone n'ont de choix qu'entre un bulletin 'oui' et un bulletin 'yes'.
Le satrape de Mvomeka ira plus loin encore en supprimant le nom République unie qu'il remplacera par République tout court / ce terme galvaudé, qui suscite désormais les ricanements des nouvelles générations d'anglophones pressés d'en finir avec cette comédie qui n'a que trop duré.
Qui pourrait le leur reprocher? Humiliations et indignité, ils en savent quelque chose, traités comme ils l'auront été au cours du demi siècle qui vient de se passer!
Que, pour se libérer de ce qu'ils nomment la domination francophone, ils puisent dans le lexique colonial britannique peut prêter à sourire. Mais tel est le langage auquel ils ont été acculés et pour l'heure, c'est le seul susceptible de rallier le plus grand nombre.
Pour éviter la sécession, il faudra procéder à une refonte radicale de l'état. Celle-ci passe par une forme ou une autre de federalisation des pouvoirs. Un tel projet fédéral ne devra pas seulement s'appliquer à la zone anglophone. La répartition actuelle des provinces pénalise bien d'autres ensembles. C'est le cas de l'ancienne Sanaga Maritime, une région qui continue de payer le prix de sa participation à la lutte pour l'indépendance.
Mais il y à quelque chose de spécifique à la zone anglophone qui devra être constitutionnalisé.
La création récente d'une Commission dite du bilinguisme est de la poudre aux yeux! On ne fera pas l'économie de la réforme radicale de l'état. Comme toujours, le satrape prétend apporter une solution bureaucratique à un problème politique de très grande envergure. Ce faisant, il ne fait que reporter les échéances. Évidemment lorsque la bombe à retardement détonnera, il
Il faut relire les textes de Bernard Fonlon, le théoricien du bilinguisme, pour se rendre compte de la manière dont le régime Ahidjo entreprit des le départ de vider de son contenu le projet de réunification. Et d'ailleurs quand, en 1972, après avoir fait exécuter Ernest Ouandie et ses compagnons et déclaré la victoire contre le mouvement nationaliste, il organise le pseudo-referendum devant consacrer l'unité du pays, les électeurs dans la zone anglophone n'ont de choix qu'entre un bulletin 'oui' et un bulletin 'yes'.
Le satrape de Mvomeka ira plus loin encore en supprimant le nom République unie qu'il remplacera par République tout court / ce terme galvaudé, qui suscite désormais les ricanements des nouvelles générations d'anglophones pressés d'en finir avec cette comédie qui n'a que trop duré.
Qui pourrait le leur reprocher? Humiliations et indignité, ils en savent quelque chose, traités comme ils l'auront été au cours du demi siècle qui vient de se passer!
Que, pour se libérer de ce qu'ils nomment la domination francophone, ils puisent dans le lexique colonial britannique peut prêter à sourire. Mais tel est le langage auquel ils ont été acculés et pour l'heure, c'est le seul susceptible de rallier le plus grand nombre.
Pour éviter la sécession, il faudra procéder à une refonte radicale de l'état. Celle-ci passe par une forme ou une autre de federalisation des pouvoirs. Un tel projet fédéral ne devra pas seulement s'appliquer à la zone anglophone. La répartition actuelle des provinces pénalise bien d'autres ensembles. C'est le cas de l'ancienne Sanaga Maritime, une région qui continue de payer le prix de sa participation à la lutte pour l'indépendance.
Mais il y à quelque chose de spécifique à la zone anglophone qui devra être constitutionnalisé.
La création récente d'une Commission dite du bilinguisme est de la poudre aux yeux! On ne fera pas l'économie de la réforme radicale de l'état. Comme toujours, le satrape prétend apporter une solution bureaucratique à un problème politique de très grande envergure. Ce faisant, il ne fait que reporter les échéances. Évidemment lorsque la bombe à retardement détonnera, il

