(suite)
Christian Songwe Bongwa ; Joseph Chongwain Awunti ; le député et Secrétaire Administratif de l’UNC, Thomas Ebongalamé ; le Secrétaire Permanent à la Défense Nationale, Samuel Kamé ; le Directeur Général de la DIRDOC, Jean Fochivé ; le gouverneur du Sud-ouest ; Fon Fosi Yakum Ntaw….
Je fus désigné rapporteur de ce Comité. Le secret professionnel m’interdit de divulguer ici les constats, conclusions et recommandations contenus dans notre rapport. Toutefois, par respect pour la vérité historique, je dois signaler qu’aucun des membres de ce comité n’émit le moindre doute sur l’existence d’un problème anglophone au Cameroun.
Les travaux durèrent toute une semaine. Après lecture de notre rapport, le Président de la République décida de recevoir, individuellement, chacun des membres de ce comité. Je me rappelle qu’à cette occasion, il me donna longuement son point de vue sur les différents contours de cette question, avant de solliciter de ma part des propositions concrètes sur les aspects spécifiques à ma province.
Reconnu à l’époque comme réel par les plus hautes autorités de l’Etat, le problème anglophone aurait-il disparu, comme par enchantement ? Certainement pas. D’autant moins que certains faits sont venus s’ajouter à une situation déjà complexe.
5) Le changement du nom de l’Etat : remplacement de « la République Unie du Cameroun » par « la République du Cameroun »
A son accession à l’indépendance, l’ancien Etat sous tutelle française avait pris le nom de « République du Cameroun ». C’est avec la République du Cameroun que le Southern Cameroon a négocié les conditions de la réunification. A l’avènement de celle-ci, la République du Cameroun est devenue l’Etat Fédéré du Cameroun Oriental, et le Southern Cameroon, l’Etat Fédéré du Cameroun Occidental, au sein de la République Fédérale.
Le Changement de nom de l’Etat en 1984- abandon de la République Unie du Cameroun et retour à la République du Cameroun- a été perçu dans de nombreux milieux comme une simple phagocytose de l’ancien Cameroun Occidental par l’ancien Cameroun Oriental. Les plus pessimistes y ont vu une volonté manifeste de faire disparaître, même sur le plan des symboles, la contribution de l’ancien Cameroun Occidental à la Réunification et à la construction d’une nation plus grande.
Christian Songwe Bongwa ; Joseph Chongwain Awunti ; le député et Secrétaire Administratif de l’UNC, Thomas Ebongalamé ; le Secrétaire Permanent à la Défense Nationale, Samuel Kamé ; le Directeur Général de la DIRDOC, Jean Fochivé ; le gouverneur du Sud-ouest ; Fon Fosi Yakum Ntaw….
Je fus désigné rapporteur de ce Comité. Le secret professionnel m’interdit de divulguer ici les constats, conclusions et recommandations contenus dans notre rapport. Toutefois, par respect pour la vérité historique, je dois signaler qu’aucun des membres de ce comité n’émit le moindre doute sur l’existence d’un problème anglophone au Cameroun.
Les travaux durèrent toute une semaine. Après lecture de notre rapport, le Président de la République décida de recevoir, individuellement, chacun des membres de ce comité. Je me rappelle qu’à cette occasion, il me donna longuement son point de vue sur les différents contours de cette question, avant de solliciter de ma part des propositions concrètes sur les aspects spécifiques à ma province.
Reconnu à l’époque comme réel par les plus hautes autorités de l’Etat, le problème anglophone aurait-il disparu, comme par enchantement ? Certainement pas. D’autant moins que certains faits sont venus s’ajouter à une situation déjà complexe.
5) Le changement du nom de l’Etat : remplacement de « la République Unie du Cameroun » par « la République du Cameroun »
A son accession à l’indépendance, l’ancien Etat sous tutelle française avait pris le nom de « République du Cameroun ». C’est avec la République du Cameroun que le Southern Cameroon a négocié les conditions de la réunification. A l’avènement de celle-ci, la République du Cameroun est devenue l’Etat Fédéré du Cameroun Oriental, et le Southern Cameroon, l’Etat Fédéré du Cameroun Occidental, au sein de la République Fédérale.
Le Changement de nom de l’Etat en 1984- abandon de la République Unie du Cameroun et retour à la République du Cameroun- a été perçu dans de nombreux milieux comme une simple phagocytose de l’ancien Cameroun Occidental par l’ancien Cameroun Oriental. Les plus pessimistes y ont vu une volonté manifeste de faire disparaître, même sur le plan des symboles, la contribution de l’ancien Cameroun Occidental à la Réunification et à la construction d’une nation plus grande.

