@TOUS
SUITE ET FIN........
Laissez-moi vous présenter deux autres cas. Un incident a eu lieu à Bangolan il y a trois semaines. Bangolan est un village voisin de Jakiri, d'où je viens. Au fait, je ne sais pas de quoi il s'agissait, mais un gendarme a été tué. Les forces de l'ordre, sous les instructions du préfet de Ngoketunjia, sont entrées à Jakiri et dans les villages voisins, et sont allées avec environ cent hommes. Ils ont été tabassés, leurs os, broyés et ensuite abandonnés. Je suis allé au lieu où il avait amené ces gens et je lui ai dit : « M. le préfet, vous allez libérer mes compatriotes ». Il a envoyé des militaires pour moi, l'un d'eux m'a adressé la parole, et j'ai répondu : « Je suis le représentant de ces gens parce que je suis député ». Et le jeune gars s'est retourné vers moi et m'a dit : « Et puis quoi ? On est pas ici à Yaoundé », ensuite, il a tracé une ligne sur le sol et m'a dit que si je traversais cette ligne, je verrais les conséquences.
Malheureusement pour lui, je suis descendant des guerriers de Nso, personne ne trace des lignes devant moi : j'ai traversé. Ensuite, je lui ai dit : « tire sur moi » J'ai dit au préfet « libérez mes compatriotes ». En 12 heures, il les a libérés, mais certains sont toujours couchés à l'hôpital. Ils ont frappé et botté une femme enceinte et elle a fait une fausse couche. Personne ne remet cela en cause. C'est la raison pour laquelle dans ce plan ingénieux visant à mettre un terme à notre culture et à notre peuple, vous avez veillé à ce que tout administrateur et commandant de l'armée soit du Cameroun oriental. C'est la raison pour laquelle ils peuvent assassiner les gens sans remords.
Cela doit prendre fin. M. le Président, M. le Président de l'Assemblée nationale, je veux redire cette citation « Lorsque l'injustice devient la loi, la résistance devient un devoir ». Nous, peuple du Cameroun occidental, résisterons. Si vous voulez prendre ce territoire par force, vous tuerez jusqu'au dernier homme avant de l'obtenir. Vous pouvez commencer par moi aujourd'hui. Vous pouvez commencer par moi. Cela doit prendre fin. Nous devons savoir qu'un peuple ne saurait être traité de la sorte.
Cinquante ans, c'est très long. Cinquante ans c'est une très très longue période. Et nous venons ici nous assoir, juste pour parler du budget, vous normalisez le meurtre et le viol. M. le Président de l'Assemblée nationale, je suis désolé de vous dire que ceci fait partie de la résistance.
SUITE ET FIN........
Laissez-moi vous présenter deux autres cas. Un incident a eu lieu à Bangolan il y a trois semaines. Bangolan est un village voisin de Jakiri, d'où je viens. Au fait, je ne sais pas de quoi il s'agissait, mais un gendarme a été tué. Les forces de l'ordre, sous les instructions du préfet de Ngoketunjia, sont entrées à Jakiri et dans les villages voisins, et sont allées avec environ cent hommes. Ils ont été tabassés, leurs os, broyés et ensuite abandonnés. Je suis allé au lieu où il avait amené ces gens et je lui ai dit : « M. le préfet, vous allez libérer mes compatriotes ». Il a envoyé des militaires pour moi, l'un d'eux m'a adressé la parole, et j'ai répondu : « Je suis le représentant de ces gens parce que je suis député ». Et le jeune gars s'est retourné vers moi et m'a dit : « Et puis quoi ? On est pas ici à Yaoundé », ensuite, il a tracé une ligne sur le sol et m'a dit que si je traversais cette ligne, je verrais les conséquences.
Malheureusement pour lui, je suis descendant des guerriers de Nso, personne ne trace des lignes devant moi : j'ai traversé. Ensuite, je lui ai dit : « tire sur moi » J'ai dit au préfet « libérez mes compatriotes ». En 12 heures, il les a libérés, mais certains sont toujours couchés à l'hôpital. Ils ont frappé et botté une femme enceinte et elle a fait une fausse couche. Personne ne remet cela en cause. C'est la raison pour laquelle dans ce plan ingénieux visant à mettre un terme à notre culture et à notre peuple, vous avez veillé à ce que tout administrateur et commandant de l'armée soit du Cameroun oriental. C'est la raison pour laquelle ils peuvent assassiner les gens sans remords.
Cela doit prendre fin. M. le Président, M. le Président de l'Assemblée nationale, je veux redire cette citation « Lorsque l'injustice devient la loi, la résistance devient un devoir ». Nous, peuple du Cameroun occidental, résisterons. Si vous voulez prendre ce territoire par force, vous tuerez jusqu'au dernier homme avant de l'obtenir. Vous pouvez commencer par moi aujourd'hui. Vous pouvez commencer par moi. Cela doit prendre fin. Nous devons savoir qu'un peuple ne saurait être traité de la sorte.
Cinquante ans, c'est très long. Cinquante ans c'est une très très longue période. Et nous venons ici nous assoir, juste pour parler du budget, vous normalisez le meurtre et le viol. M. le Président de l'Assemblée nationale, je suis désolé de vous dire que ceci fait partie de la résistance.

