@ tous
Lisons seulement ce discours à l'Assemblée nationale de l'honorable Joseph WIRBA, député du BUI.
[...] Vous violez nos enfants ! La fille de mon frère a été violée à Buea. Je jure devant le gouvernement de ce pays. Le président de ce pays sait-il que les gouverneurs, les préfets et tous les administrateurs que vous avez envoyés au Cameroun occidental sont sur le terrain en train d'afficher le comportement d'une armée d'occupation? Nos populations n'ont nulle part où aller. Nous avons fourni tous les efforts. Nos ancêtres vous ont fait confiance ! C'est la raison pour laquelle ils ont accepté un gentlemen’s agreement qui débouchait sur la cohabitation de deux peuples qui se considéraient comme des frères. Si c'est ce que vous nous présentez après 55 ans, il est dont clair que, ceux qui affirment qu'il faut diviser le Cameroun ont raison! Ils ont raison !
Les originaires du Cameroun occidental ne peuvent pas être vos esclaves. Non, ils ne le sont pas ! Vous n'avez pas conquis leur territoire à la suite d'une guerre. Si c'est ce que vous pensez et que nous devons l'accepter, je dis simplement NON ! Cela ne marchera pas.
Comment pouvez-vous avoir une armée qui est censée protéger les enfants, mais celle-ci arrive sur le terrain, les tabasse et violent certains. Dans aucun pays on ne l'a déjà vécu. Nous sommes au 21e siècle, et quiconque pose ces actes sera tenu pour responsable, pas son gouvernement. Vous nous faites croire que nous avons fait le mauvais choix. Qu'y a-t-il à dire ! Nous avons fourni des efforts, je veux que le monde le sache et qu'il le retienne. Je me suis assis avec des ministres et je les ai écoutés parler. Le premier était ministre de la Justice en ce moment-là , Ahmadou Ali. Il y a dix ans, j'ai pris mon temps, j'ai roulé en voiture de Kumbo à Yaoundé pour lui dire : « Quelque chose se développe là -bas. Le fait que vous envoyez les gendarmes tabasser les individus et dire toutes ces choses provoque des douleurs dans le Cameroun occidental et en tant que ministre de la Justice, vous devez faire attention au sujet de ce qui se passe au Cameroun occidental ». Il s'est retourné, il m'a regardé et m'a dit : « M. Wirba, c'est ton peuple qui a choisi venir ici ». Il est vivant. Il me l'a dit.
La semaine dernière, je suis allé voir le ministre de l'Enseignement supérieur, Pr. Fame Ndongo et je lui ai dit : « Le problème que nous avons au Cameroun Occidental est un problème qui déstabilisera le Cameroun. Si vous
Lisons seulement ce discours à l'Assemblée nationale de l'honorable Joseph WIRBA, député du BUI.
[...] Vous violez nos enfants ! La fille de mon frère a été violée à Buea. Je jure devant le gouvernement de ce pays. Le président de ce pays sait-il que les gouverneurs, les préfets et tous les administrateurs que vous avez envoyés au Cameroun occidental sont sur le terrain en train d'afficher le comportement d'une armée d'occupation? Nos populations n'ont nulle part où aller. Nous avons fourni tous les efforts. Nos ancêtres vous ont fait confiance ! C'est la raison pour laquelle ils ont accepté un gentlemen’s agreement qui débouchait sur la cohabitation de deux peuples qui se considéraient comme des frères. Si c'est ce que vous nous présentez après 55 ans, il est dont clair que, ceux qui affirment qu'il faut diviser le Cameroun ont raison! Ils ont raison !
Les originaires du Cameroun occidental ne peuvent pas être vos esclaves. Non, ils ne le sont pas ! Vous n'avez pas conquis leur territoire à la suite d'une guerre. Si c'est ce que vous pensez et que nous devons l'accepter, je dis simplement NON ! Cela ne marchera pas.
Comment pouvez-vous avoir une armée qui est censée protéger les enfants, mais celle-ci arrive sur le terrain, les tabasse et violent certains. Dans aucun pays on ne l'a déjà vécu. Nous sommes au 21e siècle, et quiconque pose ces actes sera tenu pour responsable, pas son gouvernement. Vous nous faites croire que nous avons fait le mauvais choix. Qu'y a-t-il à dire ! Nous avons fourni des efforts, je veux que le monde le sache et qu'il le retienne. Je me suis assis avec des ministres et je les ai écoutés parler. Le premier était ministre de la Justice en ce moment-là , Ahmadou Ali. Il y a dix ans, j'ai pris mon temps, j'ai roulé en voiture de Kumbo à Yaoundé pour lui dire : « Quelque chose se développe là -bas. Le fait que vous envoyez les gendarmes tabasser les individus et dire toutes ces choses provoque des douleurs dans le Cameroun occidental et en tant que ministre de la Justice, vous devez faire attention au sujet de ce qui se passe au Cameroun occidental ». Il s'est retourné, il m'a regardé et m'a dit : « M. Wirba, c'est ton peuple qui a choisi venir ici ». Il est vivant. Il me l'a dit.
La semaine dernière, je suis allé voir le ministre de l'Enseignement supérieur, Pr. Fame Ndongo et je lui ai dit : « Le problème que nous avons au Cameroun Occidental est un problème qui déstabilisera le Cameroun. Si vous

