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Ateme Ateme a écrit le 28 juillet 2005 à 16h12
@Tous

Kalou parle de sa carrière, du PSG et biensûr ... du Cameroun et du match CI - Cameroun.

Bonaventure Kalou : «Réaliser un rêve»
28 juillet 2005 par FIFAworldcup.com

L’Ivoirien Bonaventure Kalou a vécu un été 2005 des plus chargés. Après avoir aidé sa sélection à faire un pas de plus vers la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006, il a quitté Auxerre pour le Paris Saint-Germain. Un changement d’horizons qui s’apparente aussi à un changement d’ambitions. Alors que le championnat de France reprendra ce week-end et que la fin des éliminatoires se rapproche à grand pas, l’attaquant revient pour FIFAworldcup.com sur la fulgurante ascension de la Côte d’Ivoire.

Bonaventure, vous avez rejoint le Paris Saint-Germain à l’intersaison. Vous auriez aussi pu rallier le quadruple champion de France lyonnais, pourquoi avoir finalement choisi le club de la capitale ?
Tout simplement car c’est le seul club qui m’a vraiment fait sentir qu’il me voulait. Jusqu’au bout les dirigeants ont démontré leur envie et mon choix n’a été que plus simple.

Vous estimez progresser en quittant Auxerre pour le PSG. En quoi pensez-vous franchir un nouveau palier ?
Paris dispose d’une plus grande exposition médiatique et avoue de plus hautes ambitions. Cette année, l’objectif sera de finir dans les quatre premiers du championnat et de redorer le blason du club. Pour moi, il s’agira de justifier la confiance que les dirigeants et l’entraîneur ont placée en moi.

A Paris vous allez jouer aux côtés du Portugais Pedro Pauleta. Vous qui évoluez en sélection avec Didier Drogba, comment jugez-vous ces deux attaquants ?
Je les trouve assez proches dans leur façon de jouer. Ce sont deux avant-centres de classe mondiale. Ils font partie de ces attaquants qui n’ont pas besoin de beaucoup d’occasions pour marquer. Pour un passeur comme moi, ils sont faciles à trouver grâce à leurs très nombreuses courses. Je prends vraiment beaucoup de plaisir à évoluer avec ces deux joueurs.

Votre sélection ivoirienne a surpris après d’excellents débuts d’éliminatoires de la Coupe du Monde de la FIFA 2006. Vous attendiez-vous à vivre un aussi bon parcours ?
Pour nous ça n’a pas été une surprise. Tout comme nous connaissons nos faiblesses, nous savons ce dont nous sommes capables. Je sais que cette équipe a les moyens de jouer une Coupe du Monde.

Estimez-vous qu’un de vos matches a été plus important que les autres ?
Sans hésitation celui en Egypte. Ce n’était que notre deuxième match dans la compétition préliminaire et toutes les conditions étaient réunies pour que nous perdions. Puis nous avons finalement su faire ce qu’il fallait pour l’emporter (2-1). Nous étions ainsi lancés sur la bonne voie. Nous avons pris conscience que nous étions capables de réaliser quelque chose de grand.

Le 4 septembre prochain, vous accueillerez le Cameroun dans ce qui s’apparente déjà à une finale du Groupe 3 : si vous l’emportez vous serez qualifiés pour Allemagne 2006. Avez-vous déjà la tête à cette rencontre ?
Dire le contraire serait mentir. Je pense d’ailleurs que ne pas y penser serait une erreur. Sur ce match, nous pouvons réaliser notre rêve et celui de toute une nation : emmener la Côte d’Ivoire à la première Coupe du Monde de son histoire.

Au PSG, vous avez retrouvé le Camerounais Modeste Mbami. Parlez-vous déjà ensemble de ce choc ?
Oui bien sûr. C’est le match de la carrière, peut-être même de la vie, de beaucoup d’entre nous. Alors dès aujourd’hui on se chambre un peu. Je lui parle de la fête qu’il y aura à Abidjan après notre qualification. Ensuite, on sait bien qu’il s’agira d’un dur combat et que le meilleur l’emportera.

Comment expliquez-vous la fulgurante progression du football ivoirien ces dernières années ?
Nous avons pris conscience que nos qualités pures ne suffisaient pas. Que pour être un grand joueur, il faut en avoir le mental. Nous avons franchi ce cap grâce au travail réalisé en amont par Robert Nouzaret et que poursuit aujourd’hui Henri Michel. Et puis nos échecs passés nous ont forgés et aussi permis d’atteindre la maturité ensemble. Ce groupe est aujourd’hui très fort.

Pour finir, Patrick Mboma nous a avoué récemment qu’à son avis, la sélection ivoirienne manque d’équilibre. Que la défense est selon lui son point faible. Comment réagissez-vous à ces propos ?
Je ne me permettrais ni de juger mes coéquipiers défenseurs, ni la sélection du Cameroun. Je ne crois pas que nous ayons la plus mauvaise défense de la zone. Patrick Mboma peut penser ce qu’il veut, je ne suis en tout cas pas d’accord avec lui.
Merci de patienter...
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