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Hors sujet Hors sujet de mais il le fo a écrit le 27 juillet 2005 à 15h25
ALERTE AU SUD
DES EQUATO-GUINEENS ENVAHISSENT CAMPO

Ils colonisent l’Île de Dipikar qui appartient au Cameroun. Au nez et à la barbe des autorités administratives.

Plusieurs rapports sont déjà montés à Yaoundé, sans que les autorités camerounaises prennent l’affaire au sérieux. Il se peut, pourtant, qu’on vive dans les prochaines années, un bis repetita de l’affaire Bakassi. A la seule différence que le Nigeria cède ici la place à la Guinée équatoriale dont les populations veulent s’approprier une île camerounaise.

C’est que, aux confins du département de l’Océan et à quelques encablures de l’arrondissement de Campo, se dresse l’île de Dipikar. L’île, riche en couvert végétal et en faune, est bel et bien une propriété de Yaoundé. Mais, à cause de son accès difficile et de son délaissement par les autorités camerounaises, les Equato-guinéens, plus nombreux à la fréquenter, commencent à s’y croire chez eux.

En effet, selon nos informations, les compatriotes de Theodoro Obiang Nguema Mbasogo, forts d’un accès plus facile à l’île de Dipikar, y ont élu domicile. Braconnant, à longueur de journée, voire d’années, la faune très abondante ici. Et exploitant, à tout va , les produits forestiers ligneux et non ligneux. Mais, là n’est pas le plus grave. Parce que, outre que de piller les richesses de l’île de Dipikar, les Equato-guinéens commencent à avoir des velléités annexionnistes.

Inertie.
C’est du moins l’impression qu’ont quelques-uns des Camerounais qui fréquentent l’île. Ces derniers, braconniers pour la plupart, affrontent régulièrement l’hostilité des ressortissants de la Guinée Equatoriale qui les prennent pour des envahisseurs. Et selon des sources policières, les échauffourées sont fréquentes dans l’île entre les populations camerounaises et les Equato-guinéens dont l’arrogance commencent à traverser les frontières.

Et les populations Fang, Yassa, Mvae regardent du côté de Yaoundé, responsable, à leurs yeux, des prétentions équato-guinéennes sur l’île de Dipikar. Car, selon elles, hormis les séjours sporadiques des militaires camerounais basés à Campo, et en quête de viande de brousse, qu’ils braconnent en toute impunité, aucun signe de la souveraineté camerounaise sur lîle n’est visible à Dipikar. Pas un seul bâtiment administratif (Douanes, police des frontières, gendarmerie,etc.) n’a été construit par l’Etat camerounais) depuis les indépendances. Seuls subsistent encore quelques vestiges de l’époque coloniale, qui donnent l’impression à beaucoup, et notamment aux riverains équato-guinéens, que l’île est en friches. Aussi, suivant le principe que la terre appartient aux premiers occupants, ils ne se privent pas pour coloniser une île riche qui n’abrite, de manière permanente, aucun citoyen camerounais. Une situation qui n’est pas sans inquiéter les autorités administratives, territorialement compétentes, du département de l’Océan. Qui se souviennent, dans les conditions similaires, que la presqu’île de Bakassi a été envahie par les populations nigérianes. Un scénario identique a été vécu à Darak dans la province de l’Extrême-Nord. Et l’on déplore le manque de viabilisation en infrastructures des frontières camerounaises. Au grand bénéfice des pays voisins, qui y trouvent des espaces à conquérir. Si rien n’est fait, les Equato-guinéens se sentiront bientôt maîtres de l’île Dipikar.


Francky Bertrand Béné
Publié le 26-07-2005
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